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juLHs [)ièl à ^aci'ilicr rorgucil du pajb au succès de sa politique intérieure, comme si l'on gagnait quelque chose à s'accommoder de tout. Elle sait que l'Europe ne cédera pas à ses fanfaronnades militantes; elle voit donc la dynastie orlé.miste obligée, dans un temps plus ou moins rapproché, de rendre aux rois coalisés l'épée qu'elle n'aura pas tirée contre eux. Un souffle de guerre passe alors sur la grande nation ; elle se révèle même au milieu de ces Lilliputiens de gloire. Elle a pris au sérieux tous les élans factices. Elle se croit le jouet des souverains et des peuples; elle veut que son gouverneincnt en obtienne satisfaction ou prouve à chacun que la France n'a pas dégénéré. Une crise au dedans complique la situation au dehors. Louis-Pliilippe est débordé, et M. Thiers, reconnu incapable, ne demande pas mieux, en battant la chamade, (jue d'abandonner à d'autres ministres le fardeau d'une pareille responsabilité. M. Thiers, vaincu sans combat, se plaint de ne pas être assez sincèrement secondé par son roi, et de l'èlre trop vigoureusement par le peuple. Le roi n'a plus conliancc dans son ministre, le ministre se délie du roi. Tous deux hésitent au moment décisif, car il n'y a rien de plus difficile en des affaires d'importance que de prendre sur-le-champ une dernière résolution. Il ne leur restait plus qu'à tabler sur la sauvage énergie de Méhémet-Ali : sa résistance aux injonctions diplomatiques peut changer la lace des choses. Les quatre cours préviennent cette résistance en appliquant un nouveau soulllel à l'Or-