‹ Histoire de Louis-Philippe d'Orléans et de l'OrléanismeChapitre 23 sur 48 · I.K NAPOLKôN DK I. V l'\l · texte numérisé non relu

I.K NAPOLKôN DK I. V l'\l

personne ne peut savoir, dès à présent, ce (pic sera cel enfnni lorsqu'il s'agira de reconslruire sur de nouvelles bases une société qui ne repose aujourd'hui que sur des débris mutilés et mal assortis do ses organisations précédenles. Mais que le comte de Paris soit un de ces instruments brisés avant qu'ils aient servi, ou qu'il devienne l'un des ouvriers de celte régénération sociale qu'on n'entrevoit qu'à travers de grands obstacles et peut-être des flots de sang ; qu'il soit roi, ou qu'il demeure défenseur inconnu et obscur d'une cause à laquelle nous appartenons tous, il faut qu'il soit, avant tout, un homme de son temps et de la nation; qu'il soit catholique et serviteur passionné, exclusif, de la France et de la Révolution. »

Quand Louis XIV, dans tout l'éclat de la jeunesse, et déjà radieux de majesté, s'adressait, comme le duc d'Orléans, à son fils au berceau, il ne faisait point appel aux idées sociales nouvelles. Il ne conseillait point à cet enfant d'être serviteur passionné, exclusif, de la Révolution. 11 n'aurait jamais osé <léclarer : « Ma foi politique m'est encore plus chère que mon drapeau religieux. » Blasphème royal, préférence aussi absurde que sacrilège, dont un père et une épouse n'auraient pas dû se faire les éditeurs. Louis XIV s'exprimait en ces termes' : « Xos sujets, mon fils, sont nos véritables richesses et les seules que nous conservons pioprenient pour les con.<erver, toutes les autres ir(''lanl bonnes à rien, que quand nous savons l'art

' lH'.iivrrfi lie Lonii \l\\ tome I. iiii'ïi' Mut.

r,7(; CHAPITHK m.

d'en user, c'est-à-dire de nous en défaire à propos.

« Que si Dieu me fait la grâce d'exéculer tout ce que j'ai dans l'esprit, je tâcherai de porter la félicité dr mon règne jusqu'à faire en sorte, non pas, à la vérité, qu'il n'y ait plus ni pauvre ni riche, car la fortune, l'industrie et l'esprit laisseront éternellement cette distinction entre les hommes; mais, au moins, qu'on ne voie plus, dans tout le royaume, ni indigence ni mendicité; je veux dire personne qui ne soit assuré de sa subsistance, ou par son travail ou par un secours ordinaire et réglé. »

Ce n'est pas, on le sent bien, une comparaison que nous tenons à établir, c'est un simple rapprochement qui, mieux que toutes les paroles, expliquera la différence des hommes et celle des siècles. Au milieu de sa phraséologie démocratique, allant caresser les idées socialistes et les identitiani à l'Orléanisme, comme un nouvel élément perturbateur, le duc d'Orléans ne place point le pouvoir dans les lois, mais dans la Révolution. 11 n'a été prince que par une recommandation adressée à la duchesse son épouse. Cette recommandation ne fut pas respectée. «Hélène, écrit-il, devra empêcher que son nom ne soit prononcé pour la régence. » Au 24 février 184(S, peut-être même auparavant, Hélène, veuve d'un d'Orléans, et vivant j)armi les d'Orléans, se voit entraînée par un besoin de lamille. Klle succombe à un désir immodéré d'usurpation, que le centre gauche, commandé par M. Thiers, lit naître et entretint. Le dernier acte de celte princesse, à Paris,

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sera signalé par la violation de la dernièie volonté de son époux,

Louis-Philippe avait à la compassion tous les droits que donne le malheur. Jupiter est lui-même soumis au destin; les partis ne lui en tinrent nul compte. Dans la discussion du projet de loi sur la régence, où le parlement n'avait qu'à pourvoir aux intérêts dynastiques, Louis-Philippe dut remarquer avec effroi que les partis ne désarmeraient jamais. La gloire militaire acquise en Afrique ne les touchait pas plus que les désolations de la famille d'Orléans, Immédiatement après la révolution de Juillet, ils s'étaient imaginé ou ils avaient inventé que, pour reconnaître la monarchie de 1830, la Grande-Bretagne avait stipulé l'ahandon de l'Algérie. Admettant sans examen la possihilité des conditions et des sacrifices, la France s'était tout d'abord passionnée en faveur de la dernière victoire des Bourbons ; mais, étourdie bientôt de cette existence au jour le jour, que lui faisaient tant de calamités sociales, industrielles et politiques, la France, n'ayani plus ni règle, ni tradition, se désenchanta peu à peu de .sa conquête. Elle ne se sentait émue que lorsqu'un désastre venait la frapper au cœur et lui fournir l'occasion de maudire l'Orléanisme , car quand le prince est devenu odieux, ce qu'il fait bien, ce qu'il fait mal, tourne également contre lui. En cela les parlis n'étaient ni justes ni sages'. La colonie africaine

* Lp II janvier 1841. 1;i Gfr.rllr de Fniiici' \n\h\i:\ trois l.'llios.'ciiles pnr l,oiiis-l'liili|i|U' (Inrant son (•mionilion. Ces li'llips dntiVs dp P.tIimiiii-

ôTs i:n\i'iTiiK II.

;i éh' pour la nicn^ pjilrif nuo sniirro (1*^ gloiro H une |iépinière de généraux, un cliamp del)alaill»^ toujours ouvert, sur lequel l'armée a reçu le baplême Hn sang

ot (1f> Cajîliai'i, rf'Viîliili'nt ilc si coiipnliles ;ivfrsiniis (initie l.i Finnro inipériale ft la gloire do sts armées i|iio. dins le premier miimeiil, les ennemis les plus acharnés du roi de .liiillet n'osèrent pas croire à des paroles si brutalement anti-françaises. Maisl'authenlicilé. de ces documents ne tarda pas à être démonlrée et mise hors de doute par le silence iln principal accusé, comme par rattihidede ses ministres et de ses magisliats. Personne ne réclama, personne ne poursuivit. Cet aven tacite fut la plus écrasante des preuves. Le coup retentissait encore, lorsque, le ■Ji janvier de la même année, /« Fraiici', autre journal légitimiste, produisit, sous le titre : La roi.iTiyrE m; Lon.s-l'ini.ippF, expuoiki. ru; 1 1 i-MKMK, trois autres lettres adressées au prince de Tallevrand. Tts li'ois lettres n'étaient que des fac-similé dont les autographes se trou- \ai(nit à Londres entre les mains dune espèce de femme ipie l'Oiléanisineel le l.ihéralisme avaient popularisée sous le nom (]o\aCii)ilcvtpi)ruine. Neuve de la riinnde-Arniée, Ida Saint-F.dme avait exené tous les niéliers, même celui de femme de lettres au service de la Piévolution. Après avoir toni vendu, elle trafupiail de riioinnur des autrt.-s. Il n'es! pas besoin de raconter par quelle série de scandales domestiques ces au lographes londièrent du porlefenillo de Tallevrand dans celui d"Ida. Ces détails sont trop du domaine de la vie privée; mais ce qui ne doit pas r-tre oublié, c'est que l'anibastade française a Londres fut chargée de niaichander et d'acheter au plus bas prix ces pièces originales, d'une comjironiission si étrange. Elles étaient au nombre de cent cinqnajite au moins avant toutes la même source. Loui^-Philippe recula seulement devant les exigences pécuniaires de la Coiilonporaiiu'.

Ces faits, alors connus île quelques initiés, donnaient aux lettres i;pyales un cachet suffisant dauthenlicité pour les ennemis du trône de Juillet. IK prenaient Louis-Philippe en tlagranl dilit. Ils jouaient contre lui une partielle vie ou d<' moil : ils le faisaient mourir à coups d'épingle, pui— qu'ils n'avaient pu le tuer à coups de canon. V la lecture, elles produisirent ime émotion telle (pie le ministère, pour se tirer d'eml>arras ou ajourner la difficulté, ne put que les arguer de faux en les déférant à la justice. Le moyenétait extrême ; le résultat fut désa>tiiux. On traduisit devant la coui' d'assises de Paris le journal révélateur; et .M. l'artarieu-Lafosse, avocat général de l'Orléanisme, posi ainsi laipiestioii au nom même du gouvernement : " Il 1 VnuIIii ;iit ili> ces lettres que le inj, élu en IST)!!. pour

LF. NAPOI.KON DE LA PAIX. "Tît

(M celui plus précieux d'une discipline oxcmpinire. Louis-Philippe a voulu que ses enfants y fissenl leurs

r('[iomli(^ aux sympathies patriotiiiues, les aurait lialiies de tout point; (|iril mirait cniisenii à récrnsemeiit île la Pologne dans Pintérêt de la liussie; fju'il serait disposé à abandonner Alger en faveur de l'Angleterre; (jne, pour lui, l'avenir de sa dynastie serait le seul point important, et non la conservation du régime constitutionnel; enfin que le projet de fortifier Paris, loin d'être dirigé contre Pétranger, serait, dans les mains du roi, un moyen de tyrannie, et que les fortifications, loin de proléger les citovens, seraient en réalité destinées à les opprimer. A'oilà l'ensemble des idées contenues dans les passages incriminés. Comment donc t'audrait-il appeler le roi qui aurait écrit de pareilles choses? H faudrait dire de lui que c'est un de ces tyrans qui ne marchenl que par la Toiede la dissimulation, (jui établissent leur empire, non pas sur la sincérité de leur langage, mais sur la violation de tous leurs engagements. » Aprèsun pareil dilemme, déclarer le journal innocent, c'était proclamer la culpaiùlité du roi citoven. Le jury acquitta, à la stupélaclion de tous, et même à celle des Légitimistes qui avaient préparé- le coup contre la dynastie. f> verdict fut une victoire jiour les partis, un sujet de consternation pour les Orléanistes. Louis-Philippe et sa famille se sentirent frap- |)és au cœur. Ils l'étaient effectivement, car la coin- d'assises, dans son omnipotence légale, avait prononcé un jugement dont Phistoire ne peut |i;is et ne doit pas ratifier les sévérités relatives. Au vu de simples facsimilé, qu'un habile faussaire a pu confectionner en imitant l'écriture de Louis -Philippe, le jury affirme sur son âme et sa conscience que le journal n'est pas coupable. Louis-Philippe était donc, sans preuves directes, atteint et convaincu d'être l'auteur de» ces lettres. Sa pensée, son style, ses tours de phrases usuels sont un indice accusaieur; ses niiiiislres, ses dévoués eux-mêmes le confessaient avec do feintes indigna lions. Néanmoins, à nos yeux, tous les indices du monde ne valent pas nneprcuve probante. En pareil cas, la preuve, c'est Pexhibition des pièces originales. Elles n'étaient point au dossier; elles n'v sont pas encore. Nous croyons donc qu'elles ne doivent pas déposer juridiquement contre Louis-Philippe, i'.'c^i im argument douteux et une arme prubibée; il ne l.inl s'en servir (|u"avec une extrême réserve. Les partis el le gouvernement anglais ne furent pas aussi discrets; et ces lettres, (|uenoiis oniellons à dessein comme apocryphes jusqu'à plus ample démonstration. restent une énigme dont l'opinion judiliqne snrexcité'e n'eut jamais besoin de chercher le fin mot.

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jjremières armes. Ils l'iironl braves enlic les braves; sur ce seul point l'Orléanisme s'est quelque peu racheté et se retrouve français.

Les incertitudes de la politique et les défaillances du règne n'avaient pas d'abord permis de profiter de la conquête d'Alger. Le foyer de la piraterie était détruit; néanmoins, la France, campée sur cette vieille terre africaine, ne devait pas s'arrêter en chemin. Elle avait une mission civilisatrice à remplir et les Arabes à soumettre ; mais, dans le principe, on s'efforça d'endormir les inquiétudes jalouses de l'Angleterre. La langue, les mœurs, le climat, le sol, les productions, les ressources et les dangers, tout était l'inconnu, aussi bien pour l'armée que pour Tadministralion civile. De là ces tâtonnements inséparables de toute nouvelle entreprise. Les premières tentatives do colonisation s'égarèrent dans l'anarchie des événements. Les beys des provinces, qui craignaient de perdre leur autorih-, se mirent à prêcher la guerre sainte contre les intidèles. La lutte une fois engagée, il ne fut plus possible de s'arrêter. Les systèmes variaient et se multipliaient autant que les généraux. Du maréchal de Bourmont, Bélisaire vainqueur et proscrit par l'Orléanisme, on passait au maréchal Clauzel, de Clauzel à Berthezène, à Savary, rluc de Rovigo, à des Michels, à Drouel d'Erlon et à Voirol, pour revenir encore à Clauzel, allant compromettre vingt années des grandes guerres de la Révolution et de l'Empire dans l'aventureuse attaque de (loiistanliiie. Ce fut au milieu de cette reiraile.

véritable désastre militaire, que le coniiiiaiidant d'un batailiun du '2'' léger sauva l'armée d'une perle à peu près certaine. Ghangarnier est à l'arrière-garde, protégeant avec les débris de son bataillon les débris du corps expéditionnaire. Assailli à eba([ue instant par la cavalerie nmsultnane, Ghangarnier l'orme sa troujie en carré; puis, d'une voix vibrante : « Soldats, s'écrie-t-il, ils sont six mille, vous êtes ti'ois cents; la partie est donc égale. Attention à mon commandement! » Le commandement fut si bien exécuté pai ces trois cents, diminués de nombre, et grandissant de cœur, que leur audacieuse intrépidité arrêta l'élan de l'ennemi.

Il fallut réparer cet échec; Gonstanline bientôt tomba au pouvoir de l'armée, car le courage ne lit pas plus défaut à nos soldats (jue l'intelligence. Ils créèrent, pour leur usage particulier, un nouvel art de la guérie, celui de regarder comme très-facile tout ce que l'ennemi vous croit hors d'état de tenter. Us l'ont si merveilleusement perfectionné que; cet a ri es! devenu un objet d'admiration et d'envie. Mais un [)lus indomptable ennemi leur était né. Abd-el-Kadei-, tour à tour général, négociateur ou prophète inspiré, se présente pour délivrer la terre d'Afrique et vengei' l'Islamisme. Il combat, il traite, il domine les Arabes par l'ascendant du génie, et les vainqueurs par une astuce inépuisable. Pendant dix ans, ce fanatique lutta sans trop de désavantage contre Trézrl et Bngeaud, ManirénKuil el Valéc, banioi'icière et Cliangarniei', Be-

:,sj CIIM'ITIiK III.

deaii cl DuviviL'i'. le dm; (r()rl(;aiis cl le duc de Nemours, Pélissicr el Mac-Mahoii, le duc d'Auniale el Cavaignac, d'Arbouville et Bosquet. Sous eux, ou avec eux, se forma celte génération de brillants officiers el de soldais inleliigenls qui ira porter à tous les coins du inonde et sur les champs de bataille les plus lointains la gloire du nom français.

Avec ses alternatives d'insuccès partiels el de cou- (juêles, étendant el affermissant à chaque campagne l'empire de nos armes, la guei're fui pour le pays une consolation, une espérance, el, selon la parole de Mossuet, « comme un bain salutaire où se retrempent el se régénèrent les nations. » Louis-Philippe s'y prêta bien plus par spéculation que par amour du drapeau. Ses fils y recueillaient la popularité des camps, el à ce noviciat de fatigues, de privations et de maladies incessantes, l'armée apprit à surmonter tous les périls. La gloire militaire se compose de la discrétion assurée des morts et de l'avancemenl de ceux (jui survivent aux batailles. Un coup de main vigoureusement conduit, un beau triomphe en Algérie servirent de compensation aux perles les plus douloureuses. L'Orléanisme, loul radieux de Mazagran, de (iherchell, du col de Mouzaïa, d'isly ou de la prise de la smala d'Abd-el-Kader, montrait à ses aims et à ses ennemis que la Franco guerrière ne dégénérait [las, même sous son règne. Amis et ennemis étaient parfailement convaincus de cette vérité. Aussi, à ces deux litres, le gouvernement brilanni(|ue s'occupait-il d'une

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manière loulf spéciale du progrès de nuire marine et des succès de notre armée.

Un ministère tory, succédant au cabinet \Nlii<i avait offert à rOrléanismc la chance inespérée de recun- ((uérir les faveurs de l'Angleterre. C'est l'Angleterre (jui donna aux autres cours l'exemple de le metlre en quarantaine; c'est elle qui, avec son amitié de loup, lèvera les arrêts. Le roi-citoyen désire passionnément que cette réconciliation soit marquée par un spectacle inusité. Avant 1850, Paris et la B'rance étaient déjà le songe doré des souverains, le cenlic privilégié des plaisirs et des affaires. Malgré les dislances, que la vapeur et les chemins de fer n'avaient pas encore supprimées, les majestés et les altesses aftluaient aux Tuileries, tantôt pour faire acte de royale fraternité avec les Bourbons, tantôt ])our se distraire des soucis du trône. Ouand l'insurrection de Juillet eut élevé Louis-lMiilippe sur le pavois des barricades, ces visites cessèrent tout à coup. Un prince, qui aurait eu le plus léger contact avec la dynastie orléaniste se serait vu, par le fait même, mis au ban de toutes les royautés : la pensée seule du contact eût été un crime irrémissible. Celle espèce d'exil à l'intérieur était le châtiment que Louis-Philippe endurait avec le moins de résignation. Léoj>uld de Belgique, son gendre, a plus d'une fois lecju de poignanles contidences sur ce sujet. Léopold s'entend avec la duchesse de Kent, sa sœuret la mère delà reine Victoria, pour faire iiailre dans lesjjrit de cette princesse la fantaisie dune

:,Hi CIIAIMTI;!-. 111.

excursion iiiarilinie et d'une descente sui- les cdles de France. Le ministère de sir Hobeil Peel ne s'y oppose pas. Le Tréporl offre le mouillage, le cliàleau d'Eu l'hospitalité.

Circonvenue par d'habiles (enta leurs, la Heine ne refuse point d'accorder au roi de l'Orléanisme la grâce de sa présence qu'il sollicite avec tant d'amicale flagornerie. Le "1 septembre l84o, Victoria est en vue du rivage. Elle touche la terre que, depuis Jacques 11 trahi , aucun souverain britannique n'a eu l'honneur de fouler. L'Orléanisme éclate en transports d'allégresse. Louis-Philippe est si peu habitué à ces témoignages de courtoisie royale qu'au milieu des somptuosités de la réception, il veut que Va tout, son b'gislateur du Parnasse, donne à la Reine un échantillon de l'esprit français et un souvenir des muses galantes. Comme si le château d'Eu ne devait abriter que des poètes de rue et des Benserade de cabarel, Vatoul sue une laborieuse improvisation de neuf couplels, sous le titre du Maire iCEu. Ce titre est ce (|u'il y a de moins nauséabond dans cette malpropreté rimée qu'on ne sait troj» avec avec quelles pincettes ramasser '.

' Nnus avons longU-iiips balanci' poiii' l'eciioillir tic pareilles iiiiinniiilices poétiques ; mais la fuinille d'Orléans les a si souvenl chantées en elujcnr devant la reine d'Angleterre que nous n'avons pas cru pouvoir nous dispenser de leur accorder un petit coin dans l'histoire de l'Orléanisme. Cette débauche d'esprit est un témoignage de l'état des âmes et de l'état des mœurs son^ le régne du roi citovin.

LK MAlliE DEL.

l>'aniliitioii c'obt. des bêtises, '^ela NOUS iciid tout soucieux.

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