‹ Histoire de Louis-Philippe d'Orléans et de l'OrléanismeChapitre 24 sur 48 · I.i: N.Vl'OLÉOiN i)i: LA l'AIX. .-,s · texte numérisé non relu

I.i: N.Vl'OLÉOiN i)i: LA l'AIX. .-,s

SaJutT ainsi la bienvenue d'une jeune femme el siir- (out d'une Anglaise, devant à ses sujeLs l'exemple de

l'mirlaiil, dans le iiianoir des Guises, Qui ne sérail ambitieux?

Tourmenté du besoin de faire Quelque chose pour ce bas lieu.

J'ai brigué l'honneur d'être maire, Et le roi m'a fait maire d'Eu.

Notre origine n'est pas claire.

Rollon nous gouverna jadis; Mais César fut-il noire père?

Ou descendons-nous de Smerdis? Dans l'embarras de ma pensée, l'n mot peut tout concilier :

Nous sommes issus de Persée.

Voyez plutôt mon mobilier.

Je ne suis pas fort à mon aise.

Bla mairie est un petit coin ;

Mon trône est une simple chaise

Qui me .'ert en cas de besoin.

Mes habits ne sentent pas l'amlire.

Mon équipage brille i»eu.

Mais que m'importe ! un pot de chambre

Suffit bien pour un maire d'En.

Cette garde-robe modeste Me suffit et remplit mes vœux, Fasse le ciel qu'elle me reste!

Et je .serai toujours heureux.

Puisse le prince dont sans cesse La France bénit les bontés, Me conserver dans ma vieillesse Mes petites commodités !

On vante partout ma ])olice; Ce qu'on fait ne m'échappe pas.

A tout je rends bonne justice, J'observe avec soin tous les cas; On ne peut ni manger ni boire Sans que tout passe sous mes yeux.

Mais c'e.st surtout aux jours de foire Qu'on me voit toujours sur les lieux.

Grâces aux roses que l'on cueille Dans mon laborieux enq)loi, Je prél'ère mon porlel'euille A celui des agents du roi.

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