‹ Histoire de Louis-Philippe d'Orléans et de l'OrléanismeChapitre 31 sur 48 · V; CIIAPITHE IV · texte numérisé non relu

V; CIIAPITHE IV

gouvernement les pouvoirs illiniilés qu'elle lient en réserve et qu'elh; s'adjuge dans ses bons jours. Louis-

yinc, coinnio M. Couilii, (jue la Société de Jésus allait les cmiioisonner ou les forcer à émigiir. Reproduire ce fragment de polémique, c"el^l rester plus que jamais dans l'histoire de lOrléanisnie. On lit donc aux pages 47, 48, 41», 50 et M de la Première lettre au père Theiner :

M Puisque vous appelez le martyre sur voire lète, il faut jiourtant bien "-"entendre même avec les bourreaux. Or, où sont-ils ces farouches inquisiteurs toujours prêts à tinturer les ennemis de la Conipagnie de Jésus? où se trouvent leurs aulo-da-fé? quelle plante recèle les poisons de ces Locustes en soutane? dans quels cachots ténébreux ensevclissentiis leuis victimes? à quelle \)'wrve affilcnl-ils leurs poignards? sur quel rivage inhospitalier souHrent leurs proscrits?

« Vous n'en savez rien, je suppose, mon Révérend père; et moi, qui pourrais avoir un peu le droit de dire que j'ai pénétré dans les secrets de rOrdre, croiriez-vous que je n'en sais pas davantage?

« J'ai bien vu dans rhi>toire que ceux qui, de près ou de loin, touchùrenl à la Société de Jésus, ainsi qu'à la hache, ont, un jour ou Tai:lie, éprouvé sur la terre d'étranges vicissitudes. Sans remonti r très-haut, et nous contentant de prendre seulement nos contemporains connue point de dépari, savez-vous, père ïheiner, que vous n'auriez peut-être pas trop grand tort de vous préparer au martyre ou tout au moins à une bomie petite persécution?

« Par la pensée, faites avec moi le dénombrement des adversaires sérieux que les Jésuites ont comptés dans ces derniers temps. Louis- Philippe d'Orléans s'est ingénié à h s disperser. Il a eu sou 24 février 1848 et il est allé mourir eu exil, sans être poursui^i, sans être suivi. Charles-Albert a trahi au dernier moment leur cause, la cause du droit et de la liberté. Celle spada viltoriusa que l'Italie invoquait comme son palliidiiim s'est brisée dans les (hamps de Novarc; et le roi révolutionnaire. Judas Machabce présomptif fransfurmd en Varus du Piémont, a fui jusqu'en Portugal, où le désespoir l'attendait dans la mort.

a Pour ne pas citer de plus augustes exemples, rabattons-nous sur la plèbe des orateurs, des avocats, des écrivains, des professeurs qui tous ont guerroyé contre les Jésuites. Il n'y a pas encore huit ans que ces hostilités commentaient. Alors M. Cousin, qui s'imaginait être pair de France, s'écriait à la tribune au milieu des rires de l'assemblée ' : a Re- « marquez bien que je ne suis pas l'ennemi de ces religirnx pris indivi-

' Moniteur du 15 avril 184o, p. Qld

Page 1