‹ Histoire de Louis-Philippe d'Orléans et de l'OrléanismeChapitre 33 sur 48 · I.A FIN JiLM-: ISlilirnidN · texte numérisé non relu

I.A FIN JiLM-: ISlilirnidN

inilif^u, il \;i demander aux euaiplaisanees liabilnellement assez prévoyantes du Saint-Siège de le sauver du mauvais pas dans lequel il s'e.-^t engagé. Un tardif respect de la liberté individuelle tendrait à faire du pape Grégoire XVI le complice indirect d'un coup d'État d'université. Pellegrino Hossi fut chargé de cette mission. Le carbonaro italien, devenu ambassadeur de France, s'en tira par un stratagème et par un mensonge. Néanmoins la liberté triomplia de l'astuce des légistes et de la fureur des pamphlétaires de l'Orléanisme.

Le temps n'a jamais épargné ce qui a été fait sans lui. On s'apercevait déjà que le trône de Louis-Philippe penchait vers sa ruine et que l'agitation religieuse, si péniblement manœuvrée par les écrivains révolutionnaires, ne pouvait qu'accélérer sa chute. Louis-Philippe en était si convaincu qu'il ferma les yeux sur lexécution des mesures préventives non obtenues par Rossi, et qu'il se mit plus que jamais en communication directe avec Grégoire XVI ou avec son successeur. Louis-Philippe nignore point que la souveraineté apostolique est la clef de voûte. H lui demande ses bonnes grâces, et quand le Pontife refuse,

les vœux, à salisfaire ii toutes les deiii;indes des jioinilatioiis, libres enlin (le manifester leurs désirs. La pierre que ces rhéteurs d'État, dotribiuuoti de club avaient rejetée en bâtissant est devenue, comme dit le Psalmiste, la pierre angulaire. Depuis que Dieu laisse les nations aller dans leurs voies, les nations reviennent à la Compagnie qui se multiplie par la cliasteté et par la mort. L'épreuve avait chez elle produit respérance.. Après avoir pas'^é par re:iu et par 1 ■ fi u, elle entre dans un lii'U de ral'raiohisseTnent. "

4i0 CHAI'ITRF IV.

par des molifs de conscionco, dohlnmpcrcr à ses soiiliails, voyons on quels Icrmcs le roi de Juillet s'adresse au Sainl-Siégc. Le 25 féviicr 1S47, il olciil au pape Pie IX.

« Très Saint-Père,

« Le nonce de Votre Sainteté m'a remis la letlrc qu'Elle a bien voulu m'ccrire au sujet des molifs qui lui font d.sirer d'ajourner lu promotion au cardinalat der. archevêques de Bourges cl de Cambrai. Je viens déporerdans le sein de Votre Sainteté le pénible clonnement que m'a causé la lecture de cette lettre. Je m'étais flatté qu'Elle aurait été plus frappée des graves considérations que j'avais exposées personnellement à son auguste prédécesseur, tant jiour le bien de notre sainte Religion que pour l'intérêt et la splendeur de 1 Eglise de France, réduite, par la mort de celui qui nous a été enlevé si prumptement après sa promotion au cardinalat, à n'avoir plus que deux cardinaux dans son sein. Votre Sainteté a prouvé, par les premiers actes qui ont suivi son avènement, qu'elle conn;iissait bien les temps où nous vivons; et la bonté qu'elle m'a témoignée me donne la confiance que je trouverai toujours en Elle le puissant appui dont je sens si profondément le besoin pour l'accomplissement de la grande tàcbc que Dieu m'a imposée, liien ne peut être plus efficace pour me la faciliter que le parfait accord de nos deux gouvernements, et surtout que les apparences soient telles que personne ne puisse les mettre en

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