U HISTOIRE
à troubler cette douce quiétude. Les rigueurs d'une longue captivité avaient altéré la santé du due de Montpensier; il fut atteint d'une maladie de poitrine, et mourut en 1807, à peine âgé de trente-deux ans, àSalthill, près de Windsor. Il fut enterré à Westminster, et, lois de son voyage en Angleterre, en 1829, Louis-Philippe lit élever à sa mémoire un monument digne de son rang1.
Une nouvelle douleur devait frapper le due d'Orléans; car le comte de Beaujolais allait bientôt rejoindre dans la tombe celui avec lequel il avait, dans les cachots de Marseille, puisé le germe de la même maladie. Les médecins de Londres lui conseillèrent de rechercher un climat plus sain, un ciel plus pur; la situation politique de l'Europe ne laissait de choix qu'entre Malte et Madère; le comte ne voulait pas s'éloigner de Twickenham: « Je sais, disait-il à son frère, que ma vie va finir comme celle de Montpensier; à quoi bon aller chercher si loin un tombeau, et perdre la consolation de mourir dans cette retraite où nous avons enfin trouvé le repos? Restons sur cette terre hospitalière; là, du moins, je pourrai mourir dans tes bras et repo-
1 Ce monument porte l'epilapbe suivante : composée par le duc d'Orléans et le générai Dumoul'iez en 1S07 :
Priuceps illustrissimus et serenissimus Antonius-Philippns, dux de Montpensier.
Regibus oriundus,
Dueis Aurelianensis filins nalu secundus,
A tenerà juvénilité
In armis slrenuus,
In vinculis indomilus,
lu adversis rébus non fractus,
In secundis non elatus,
Arlium libération) eullor assiduus,
L'rbanus, jucundus, omnibus comis;
Fralribus, propinquis, amicis, palrke
Nunquàm non deflendus
Ulcunqué fortunœ vicissiludines
Experlus,