‹ Histoire de Louis-Philippe, roi des FrançaisChapitre 7 sur 55 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

réscnlation iln duc de Chartres nu jiwnbins. — Mémorial de ses actions et pensées — Démission des ministres — Suite du mémorajl — Brutus. — Serment civique imposé aux ecclésiastiques. — Suite du mémorial — Mésintelligence entre la duchesse d'Orléans et madame de Genlis. — Lettre de la du< hosse à son mari — Causes des dissentiments de la famille d'Orléans. — Fuilc de ta duchesse — Madame de G"nlis donne sa démission de gouvernante. — Son retour. —

désignation de la duchesse d'Orléans — Sente du met ïil. — Progrès de l'émigration. — Lois

sin les f itionnaires publics, — Le peuple attaque le donjon de Vincennes. — Les chevaliers

du poignard. — Loi sur l'émigration. — Mort de Mirabeau. — Découragement de la cour. — Le duc de Chartres rejoint sou régiment à Vendôme. - Suite du mémorial. — Fuite du roi et de sa Famille. — Nouveau serment imposé à l'armée. — Arrestation de la famille royale .i Varcnncs — État des partis à cette époque. — Déclaration du due d'Orléans. — Émeute du champ de Mars. — Les deux prêtres réfractaires suives par le due de Chartres — Suite du nn-uioi ut — Le duc .le Chartres sauve encore la vie à un homme qui se noyait, — La couronne

, iviq le \ emlo — Le 'lin ,1e Chartres part pour Valenciennes — Préparatifs des émigrés

Déclaration de Pilnilz — Révisi le la constitution — Le roi accepte la constitution. —

Clôture de I nsstnibléc nationale constituante.

En 1789, quelques députés bretons, amis éclairés de la liberté, [brmèrenl une société pour conférer des intérêts de leur province. Cette réunion, d'abord uniquemenl composée tics représentants du tiers-étal el <lc curés de la Bretagne, lui appelée club breton. D.rns la suite, elle se recruta de plusieurs (Ii;|hiI(;s du côté gauebe el compta, parmi ses membres, déjà nombreux au mois de juillet, Chapelier, Goupil de Préfelu, Lanjuinais, Sieyès, Barnave, les Lametb, etc. Le duc d Aiguillon eu étail président. Ce club, (-(1111111 plus lard sous

la dénomination des amis de ta constitution, s'occupa d'examiner à l'avance les questions qu'on devail traiter à l'assemblée nationale, lient un bureau, une tribune, un journal officiel, et tint ses séances, chaque jour, publiquement. Après le G obtobre, il vint s'installer à Paris, et emprunta au coin eu! des Jacobins , dernier lieu de ses réunions, son nom définitif de club des Jacobins. Pour diminuer l'influence redoutable de ce club , d'où partait souvent l'impulsion qui dirigeait les législateurs. Lafayette, de concert avec Railly , en avait fondé un autre, dit de 89, puis ultérieurement des Feuillants. Mais ce nouveau club ne put balancer la supériorité du premier, où les orateurs se livraient à toute la fougue de leur éloquence passionnée. «La société des amis de la constitution , dit Cb. Bailleul . ne fut d'abord qu'une résistance organisée contre les adversaires de la révolution de 1781). L'agression existait: l'association des patriotes ne fut donc qu'un moyen de défense et de protection. Son esprit, dans ce moment, n'avait rien que de louable : pure dans son origine, elle n'avait pas plus pour objet de troubler l'ordre social en France, que d'attaquer les gouvernements étrangers... Le jacobinisme a autant d'époques que les opinions ont eu de nuances, et que la révolution, ou plutôt le combat qui a suivi la révolution, a présenté de crises. »

Le duc de Chartres, profondément remué par les brûlantes discussions de l'assemblée nationale, voulut, à son tour, s'essayer au rôle de tribun. Il comptait alors dix-sept ans, et l'on avait formé sa maison. Possédant une fermeté de caractère, une prudence et des lumières peu communes à son âge, il lui manquait encore l'intelligence et le goût des affaires, que la pratique seule pouvait lui faire acquérir. Il sollicita. avec l'agrément de son père, l'honneur d'être admis aux Jacobins, et fui présenté par Sillon. Reçu le 1er novembre 1790. il inaugura son entrée par un discours fort applaudi, et que les feuilles publiques répétèrent avec éloges.

Ici commence une phase qui n'est pas la moins intéressante de la jeunesse du duc de Chartres. Livré à lui-même sur cette vaste scène du monde, où le vertige s'empare du plus grand nombre, où les ccueils sont si multipliés, il va donner à tous un spectacle digne d'admiration, celui d'un jeune homme qui, sans mentor, trouve dans son éducation virile et religieuse, une égide impénétrable contre les passions, et n'use de sa liberté, que pour partager son temps entre l'étude et

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l'accomplissement de ses devoirs comme lils et comme citoyen. Quoiqu'il ne fût plus sons l'autorité de son institutrice, il continuait à profiter de ses leçons, dont il savait noblement apprécier les bienfaits, quand, le cœur pénétré de gratitude, il lui offrait un anneau portant cette devise : quuurais-je été sans vous? Parole louchante et modeste, qui dut paraître à madame de Genlis la plus douce récompense de ses sacrifices et de ses soins.

Dès son entrée aux jacobins, le duc de Chartres tint régulièrement un journal de ses pensées et de ses actions. Ces quelques pages respirent tant d'abandon et de naïveté: elles trahissent des sentiments si purs et si vrais, que nous les citerons souvent. En effet, tout en faisant la part des négligences du style dans ces notes jetées à la hâte et sans prétention sur le papier, on ne saurait trop leur accorder l'attention qu'elles méritent. Outre qu'elles sont une relation fidèle de quelques-uns des épisodes dramatiques de l'époque, si rapidement dénoués par la catastrophe de 9ô ; l'homme s'y peint tout entier. Or, en se rappelant la maxime de Rousseau : « La physionomie ne se montre pas dans les grands traits, ni le caractère dans les grandes actions, c'est dans les bagatelles que le naturel se découvre. » — on comprendra de quelle importance est la reproduction de ce mémorial, où l'âme du jeune prince vient se refléter comme dans un miroir.

Laissons-le donc parler.

c< •" novembre. — J'ai été ce matin à l'assemblée. Ce soir aux jacobins : on m'a nommé membre du coin ils des présentations, c'està-dire du comité chargé d'examiner les proposés. »

« Châteauneuf, ce 7 novembre. — MM. de Gilbert père et fils ont dîné ici aujourd'hui: le lils , à dix-sept ans et demi, est très-sage, très-honnête et très-aimable : quoique sa mère et toute sa famille soient aristocrates, cependant il est patriote: ce qui m'a gagné le

cœur Voilà mon petit voyage de Châteauneuf fini ; nous partons

ce soir à onze heures. Quoique j'aie été très-heureux de passer ce temps avec ma mère et avec mon grand-père, cependant j'ai éprouvé une vive peine à me séparer de tous ceux avec, qui j'ai le bonheur de vivre depuis si longtemps, et en particulier de mon amie (madame de Genlis), que je regarderai toujours comme une seconde mère, et de mon frère que je n'avais jamais quitté. J'ai bien senti , dans le cours de ce petit voyage, combien tout ce qui était à Belle-Chasse

DE LOUIS-PHILIPPE. !i(>

m'est cher, el combien il m'en coûterait de m en séparer pour longtemps. »

« Le 9. — Le soir, j'ai été aux jacobins. On m'a nommé censeur. (Ce sont ceux i|ui faisaient les fonctions d'huissiers)... J'ai appris que j'avais été nomme de la députation chargée de portera l'assemblée le projet relatif au serment du jeu de paume. »

Ce projet consistait à l'aire graver cette magnifique scène de la révolution.

« 10. — Hier matin, mon père m'a envoyé chercher, m'a reçu avec une bonté extrême et m'a donné cinquante louis : j'en ai donnédix à mon frère Je suis allé à l'assemblée.. »

Ce jour-là. une grave question occupait la séance. La haine générale qu'inspiraient le- ministres avait poussé la commune à provoquer leur renvoi. A cet effet, elle improvisa une députation chargée de porter une adresse à l'assemblée nationale. Bailly. invité à se mettre à la tète de celte députation, refusa par deux Ibis. Ce fui le principe de celte méfiance exagérée, dont il fut l'objet et qui, faisant place, dans la suite, à un sentiment plus impitoyable et moins juste, le conduisit à l'éehafaud.

Cependant Bailly dut accepter, après avoir consulté le Conseil Général. La députation de la commune se présenta à l'assemblée. Danton lut l'adresse, puis Bonne-Carrère, au nom de la députation. sollicita le renvoi immédiat des ministre-, accusés d'intrigues coupables, et en même temps insista pour qu'on organisât une haute cour nationale, ou tel autre tribunal, destiné à connaître des crimes de lèsenation, comme de ceux engageant la responsabilité des mini-Ires el. autres agents du pouvoir exécutif. On passa à l'ordre du jour, en annonçant que le roi ne pouvait manquer de faire droit aux réclamations de la commune, el en accordant aux pétitionnaires les honneurs de la séance. Toutefois, cette dénonciation porta coup. On ne demanda pa- au roi le renvoi des ministres, parce que cela eût paru une atteinte à son autorité; mais ils donnèrent leur démission , excepté Montmorin, qui resta aux affaires étrangères. La Tour-du-Pin céda le portefeuille de la guerre à Duportail, désigné par Lafayette. Duportdu-Tertre fut nommé garde des sceaux. Dans la séance du 4 septembre , et sur la motion de Biauzat, l'assemblée s'était saisie de la direction du trésor public, el Necker. qui avait eu le bon esprit de

ion HISTOIRE

pressentir la lin de son règne, et de s'éloigner de l'arène, que tant do sang allait rougir. Necker n'avait eu d'autre successeur que le premier commis Dufresne. De la Luzerne, ministre de la marine, s'était relire' le 28 octobre.

« Séance du 11. — M. Biauzat a demandé que Ion chargeât les comités militaires et de constitution réunis de présenter un projet, de décret sur la composition île la garde d'honneur du mi. M. de Beauharnais a demandé que le roi ne pût jamais commander les armées en personne, et a demandé le renvoi aux deux comité-; déjà nommés. M. Malouet s'est fortement opposé à ces motions. M. Alexandre de Lameth : — Un veut toujours présenter les amis de la liberté comme les ennemis du mi. — Les noirs crient : Oui. oui. on a raison. - Le côté gauche : Non. non. Les vrais amis du roi sont ceux qui ont détruit le ci-devant ordre du clergé ri tous les parlements; ce sont ceux qui ont délivré la nation de toutes les tyrannies sous lesquelles elle gémissait depuis si longtemps. Le côté gauche et toutes les tribunes applaudissent avec transport : j'applaudissais aussi. M. de Cassigny-Juigné, député du département du Var, et M. de la Chèze, qui était à côté de lui. demandaient au présidenl qu'on me fit sortir, puisque j'avais i'audace d'applaudir. Le président leva les épaules; je continuai mes applaudissements, et ensuite je pris une lorgnette pour voir quels étaient les deux membres qui m'avaient interpellé. Ils crièrent : I bas lu lorgnette, ce que je ne lis que quand je les eus bien vus et bien reconnus.

« 16. — J'ai été aux jacobins; j'ai demandé la parole, et j'ai dit que l'année dernière l'on avait eu la bonté de m'admettre avant l'âge lixé dans la société philanthropique, que celle société dépensait environ cent mille livres, et que, celle année, au lieu d'avoir cent mille livres à sa disposition, elle n'en avait que cinquante, parce que des personnes très-riches donnent leur démission . sous prétexte que la révolution les empêche de donner quatre louis par an. Cela a deux raisons : la première, c'esl de pouvoir dire que la révolution a l'ait tomber ce respectable établissement; la seconde, c'esl qu'en diminuant le revenu delà société philanthropique, on la force à diminuer le nombre des pensionnés; el on l'ail un ennemi de la révolution de chaque pensionné' réformé qui redemande la pension qui le faisait \i\re. en lui disant : C'est la révolution qui vous ôte votre pain. .1 ai

DE LOUIS-PHILIPPE. mi

di( que je croyais qu'il sérail cligne de la société des amis de la constitution, de soutenir la société philanthropique, et que j'invitais tous ceux qui pouvaient donner quatre louis par an, à vouloir bien s'y faire recevoir, et ceux qui ne le pouvaient pas, de vouloir bien y porter ce dont leur fortune leur permettait de disposer. J'ai été trèsapplaudi; et sur la demande de M. Faydel, on a arrêté de porter à la société philanthropique une quête faite, il y a un mois, pour un malheureux qui l'a refusée.

« 19. — Le soir, nous avons été à Brutus. On a lait beaucoup d'allusions. Lorsque Brutus dit :

Dieux! donnez-moi la morl plnlôl que l'esclavage!

toute la salle a retenti d'applaudissements et de bravos; tous les chapeaux en l'air. Cela était superbe. Un autre vers finissait par ces

mots :

Quelques applaudissements (auxquels, ni moi. ni ceux qui étaient dans la loge n'ont pris part), se sont fait entendre. On a sur-lechamp crié : Vive le roi! mais sur l'observation que le cri unique de vive le roi. étail inconstitutionnel, on lui a substitué le triple cri qui sonne si bien aux oreilles patriotes, et toute la salle a crié : Vivent la nation, la loi et le mi. el vive la liberté! On a bien vu dans cette représentation la majorité des patriotes sur les aristocrates. Trois ou quatre ont voulu applaudira leurs allusion'-: mais un 1rs a forcés au silence. »

C'étaient là des symptômes expressifs el alarmants de la crise qui menaçait la royauté; symptômes trop fréquents, dans toutes les parties de l'édifice social, pour laisser briller encore quelque lueur d'espérance à l'esprit du malheureux Louis XVI. auquel ses prédécesseurs avaient hélas! légué la couronne du martyr. Aussi les feuilles publiques s'empressaient-elles de faire ressortir ces manifestations incessantes des vœux d'un peuple, las enfin de courber la lèle sous le joug du despotisme : « Brutus. le père de la liberté romaine, disait entre autres un écrivain de l'époque, a paru deux fois sur la scène depuis

huit juins; il a été accueilli avec ivresse par le> patriotes. Les aristocrates ont frémi d'entendre les principes destructeurs de la tyrannie, et aussi anciens que le monde. 1K étaienl ébahis de voir que Voltaire, gentilhomme et gentilhomme ordinaire du roi, eùl pu tracer, en 175U, des maximes de droit politique avec une énergie digne de 1789. » (Ré\olutions de Paris i

Cédons de nouveau la parole au duc de Chartres :

« 25. — J'ai été aux jacobins: je suis arrivé le premier dans la salle, on m'a donné à faire le résumé de quelques lettres de provinces, parce qu'à moins que les lettres ne soient très-intéressantes, on n'en lit que des résumés. I n des résumés (non pas des miens était conçu en ces termes : L ne h lire de la société de Foix qui vous fait passer un exemplaire d'une adresse au roi, dans laquelle elle articule un fait contre '/. Lambert, contrôleur général. On a demandé la lecture de cette adresse, qui esl en effet rédigée selon le style de l'ancien régime; votre royaume, vos lidèles sujets verseront jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour votre personne sacrée, etc., se trouvent dans celte adresse qui a été interrompue par des murmures auxquels je n'ai pris aucune pari. On a demandé de passer au l'ait, ce qui a été exécuté. Un membre de l'assemblée nationale, député de Foix . a justifié M. Lambert . cl a dil qu'il fallait excuser le style de se- compatriotes, parce qu'ils étaienl si éloignés de tous, que l'esprit public n'avait pas encore pénétré chez eux; mais qu'ils chérissaient et bénissaient la constitution. D'après ma demande et d'après celle de plusieurs autres membres, la société a passé à l'ordre du jour.

c< "27. — J'ai été hier au soir à l'assemblée. Il y avait un monde énorme. M. Voidel a l'ail le rapport des obstacles que les évêques, les chapitres, et une partie îles curés, mettaienl à l'exécution des décrets sur la constitution civile du clergé, de leurs protestations ou déclarations. Il a rapporté, entre autres, la conduite d'un curé près de Félonne , qui, non coutenl d'exciter le peuple à refuser les impôts, l'excitait encore à massacrer ceux qui les lui demanderaient. »

Au récil de ces intrigues coupables, le parti populaire s'irrita tellement, qu'il proposa sur-le-champ une mesure énergique pour les faire cesser. On sail qu'en vertu d'un décret, tous les fonctionnaires publics devaient prêter serment à la constitution nouvelle: mais le clergé s-'étanl obstiné à établir une distinction entre la constitution

DE LOUIS-PHILIPPE, lir,

politique et la constitution ecclésiastique, on avait passé outre. Cette fois l'assemblée, à bout de patience, résolu ( d'imposer avec rigueur le serment aux prêtres. Elle le décréta doue dans la même séance ('27 novembre); et, sans porter atteinte à la liberté des consciences, elle ajouta qu'on priverai! de fonctions et de traitements, les ecclésiastiques qui refuseraient le serment. Après la sanction du roi, accor-. dée de très-mauvaise grâce, l'assemblée obligea ceux de ses membres qui étaient ecclésiastiques, à donner, les premiers, dans son sein, l'exemple de la soumission. Il j eul encore des résistances opiniâtres de la part du clergé; ceux qui adhérèrent au décret, furent mis au ban de l'Eglise par le pape et flétris du nom de prêtres assermentés, tandis que les autres, considérés comme réfraclaires, furent souvent exposés à la fureur du peuple.

Reprenons la lecture du mémorial du prince.

« 3 décembre. — M. Bonne-Car rère, dit le duc de Chartres, a lu un projet de règlement dont le comité était chargé par la société. Un article portail que nul ne pourrait être admis avant l'âge de vins! et un ans. à moins d'un cas particulier. J'ai demandé que l'âge fût fixé à dix-huit, en disant qu'à dix-huit on était bien en état de suivre une délibération, que la société n'ayant aucun caractère légal, on devait la regarder comme une école, et qu'alors il était important d'y admettre de bonne heure les jeunes gens, parce que leur timidité serait plus aisément vaincue, et qu'ils pourraient, quelques jours, défendre les droits sacrés de la nation dans la tribune de l'assemblée nationale. On n'a pas trouvé mes raisons suffisantes, et on a rejeté mon amendement. J'ai dit alors que j'avais un intérêt dans cet amendement; que mon frère désirait ardemment être admis dans celle société: et que cela le rejetait bien loin. M. Collot-d'Herbois m'a dit que cela ne lui ferait rien, que quand on avait reçu une éducation connue la uôtre, on était dans le cas des exceptions: je l'ai remercié et je me suis en allé. J'ai été ce matin à l'Hôtel-Dieu; j'ai pansé.

« 18. — Hier, j'ai été dîner au Palais-Royal, où étaient mesdames delaCharce, de Saint-Simon. MM. de la (.liane, de Menou le joueur), de Tlhar.s, de Bercheng, etc. Il n'a été question que de jeu. On v émettait quelques plaisanteries d'une aristocratie dégoûtante.

« 22. — Hier, j'ai été à l'assemblée. On avait décrété, avant-hier, que chacun des ci-devanl prince-- apanagistes aurait en remplace-

nient mie rente apanagère d'un million, partageable entre tons ses enfants mâles à l'exclusion des Glles. Hier on a accordé à chacun des frères du roi une rente viagère d'un million, el à mon père un million pendant vingl ans, affecté au payement de ses créanciers.

ci 24. — .1 ai été, hier au soir, au comité des présentations. M. Carra a <lil que l'on répandait que l'on nous ferait sauter en mettant de la poudre dan- la cave. J'ai <!ii que cela était absurde, que l'on n'oserait pas. On a demandé que nous allassions visiter les caves; j'ai ilil que cela n'avait pas d'inconvénients, mais que cela était inutile, "n a nommé trois' commissaires qui étaient MM. Févelat, Carra et moi. Nous avons fait la visite des caves, où il y avait beaucoup de vin, mais rien qui pût inquiéter.

« 2 janvier 1791. — J'ai été hier malin aux Tuileries en habit de l'ordre. Grâce à mon père, on a quitté la liste aristocratique des princes, pairs el ducs, etc., et on a appelé par l'ancienneté, à l'exception de Monsieur el de M. d'Artois qui ne l'ont pas été. Monsieur a pris le même rang que quand il était prince. M. le cardinal de Larochefoucauld a pris la place des cardinaux, et n'a pas répondu à l'appel. I.a reine a parlé à mon père el à mon frère, el ne m'a rien dil. Personne ne m'a rien dil. ni le roi. ni Monsieur, ni personne enfin.

I)K LiUllS-rilll.ll'l'

Hier, j'ai élé à l'assemblée; on discutait les jurés. M. Iluporl ne voulait [i;is que les dispositions fussent écrites, MM. Robespierre et Goupil insistaient pour qu'elles le fussent; on n'a rien décrélé. A deux heures, on s'est, occupé du serment îles évêques el curés, membres de l'assemblée. On a décrété que le président (M. Émery) les interpellerait; ils ont refusé le serment. On a décrété, après beaucoup de débats, que le président se retirerait par devers le roi, pour le prier de faire exécuter le décret envers les membres de l'assemblée qui n'ont pas prêté le serment. Je n'en suis sorti qu'à quatre heures et demie: j'ai été sur-le-champ à Belle-Chasse, pour y porter des nouvelles à mon amie. A cinq heures cl demie, nous avons été à la Comédie-Française; on donnait la première représentation du Despotisme renversé, de M. llarnv. C est la révolution, mise en action, la prise de la Bastille, etc. Celte pièce a eu le plus grand succès. On a demandé l'auteur, el ou lui a donné une couronne. Ce malin, j'ai été chez M. llarny. il n'était pas chez lui.

<< 7. — J'ai été chez M. llarnv, que j'ai enfin trouvé. Je l'ai embrassé, et lui ai témoigné le mieux que j'ai pu, le plaisir que m'avait l'ail sa pièce : il m'a paru que ma \isile lui faisait grand plaisir.

" 8. — J'ai été hier ma li n à l'assemblée, — aux jacobins à six heures. M. de Noailles a présenté un ouvrage sur la révolution de .M. Joseph Tower, en réponse à celui de M. Huile: il eu a lait un grand éloge, el a proposé de m'en nommer traducteur. Cette proposition a été accueillie par de nombreux applaudissements ; j'ai accepté, comme un nigaud, en témoignant la crainte que j'avais de ne pas pouvoir parvenir à remplir leurs vues. Je suis rentré à sept heures un quart. Le soir, mon père m'a dil qu'il ne le voulait point, el que je me dégageasse dimanche aux jacobins : j'exécuterai ses ordres.

<< 10. — Hier soir, j'ai été aux jacobins avec MM. de Sillery et Voidcl : j'ai dit par l'ordre de mon père) que n'éluht pas en étal de faire un ouvrage, je ne me chargerais i/iie de lu traduction littérale, et M. Pieyre lu rédigerait et y mettrait son nom. Cette proposition a été adop'tée.

« N février. — Hier, un momenl à l'assemblée; — ensuite chez M. de Rochambeau, pour lui demander comment je pourrais fairepourque mon régiment se trouvât dans son année. 11 m'a dil qu'il demandait

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de la cavalerie à M. Duportail, parce qu'il en manquait, cl que je n'avais qu'à demander d'aller à Bcthune.

« !). — Nier, j'ai été à un nouveau club, hôtel des États-généraux, rue de Richelieu, dont je suis fondateur, signer un règlement par lequel on s'engage à ne point jouer aux jeux de hasard. De là chez M. Duportail, qui m'a répondu que cela était difficile, niais qu'il ferait Iniil ce qu'il pourrait.

« 10 mars. — J'ai été aux jacobins. D'abord, je suis resté un quart d'heure à la société fraternelle, puis je suis moulé. On ne voulait pas faire à l'assemblée nationale le rapport du curé d'Issy-l'Evêque, disant qu'il y avait un décret judiciaire et. que l'assemblée ne pouvait pas l'annuler. Cependant, M. Merle en lit le rapporta la société, et il dit ensuite que, le '2">, le tribunal d'Orléans serait en activité et s'occuperait de cette affaire. Après cela j'ai demandé la parole, et j'ai dit : Il y a un décret de l'assemblée nationale qui porte que la haute cour nationale ne pourra juger que ceux contre lesquels rassemblée nationale aura décrété qu'il y avait lieu à accusation ; qu'ainsi il fallait '.'apporter l'affaire à l'assemblée nationale, afin qu'elle décidât si les accusations faites contre le curé d'Issy-l'Evêque étaient dénature à être renvoyées au tribunal d'Orléans, ou aux tribunaux ordinaires, et ensuite s'il y avait lieu à accusation. M- Merle m'a répondu que cela n'était décrété que pour l'avenir et non pas pour les affaires déjà commencées, .lai répondu alors qu'il me paraissait que le tribunal d'Orléans avait un bien grand pouvoir, puisqu'il devait décider d'abord si les accusations étaient de sa compétence, ensuite s'il y avait lien à accusation, si l'accusé était coupable, et quelle peine il mérite; que e'élail au corps législatif à décider d'abord s'il y avait, lieu à accusation ou non, et que je demandais qu'on en fit le rapport, ta société a arrêté d'inviter M. Merle à engager le comité des rapports à l'autoriser à en faire le rapport à l'assemblée.

<( 25. — Comme nous allons, actuellement qu'il fait beau, recommencer nos courses, j'ai prévenu ma mère que je ne pourrais plus dîner chez elle que deux fois la semaine. Elle l'a trouvé très-bon, et m'o dit que ce qui nie convenait lui conviendrait toujours, et qu'elle était bien sûre que j'irais toujours dîner chez elle autant que je le pourrais, mais qu'elle ne voulait point que je me gênasse.

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<< "2 avril. — Hier, j'ai eu une longue conversation avec mon père el mon amie; j'en écrirai le sujet dans quelque temps. »

Celte conversation n'a pas été écrite, ou bien elle a été supprimée. mais elle a trail à une série d événements (Joui nous devons le récit. Il s'agil de la mésintelligence qui exista dans la famille d'Orléans.

Madame la duchesse d'Orléans.

Pendanl de longues années, la duchesse d'I Irléans témoigna une vive affection pour la gouvernante de ses enfants; puis elle changea subitemenl avec elle de manières el de ton. Effrayée de l'empire absolu que madame deGenlis avait mi prendre sur ses élèves el sur le duc d'Orléans, elle ne dissimula pln^ bientôt son ressentiment. Ce fut d'abord avec une politesse froide, avec la dignité d'une mère blessée de se voir privée de ses droits naturels, qu'elle répondit à ses prévenances. Enfin, sa haine devint si violente, que débordant de son coeur, où

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jusqu'alors il n'y ,i\;iii eu place que pour les plus doux sentiments, elle éclata dans toutes les occasions. La duchesse obéissait elle à une influence étrangère, comme madame de Genlis l'insinue dans ses mémoires? Il est permis de le croire; toujours osi-il qu'elle était incapable de s'abandonner sans examen à des préventions injustes; el que ses griefs paraissaient fondés, ;'i un certain point de vue. Cependant, longtemps elle lil preuve de la plus grande modération, de la plus grande indulgence; longtemps elle employa Ions les moyens que ses vertus lui suggéraient pour recouvrer la tendresse de son mari el se faire rendre l'éducation de ses enfants. Au mois d'octobre 1790, elle écrivait on ces termes an duc d'Orléans :

(i Vous avez bien raison, mon cberami, il vaut mieux nous écrire. Quand on discute avec quelqu'un que l'on aime un objel intéressant, un osl bien exposé à s'échauffer, et je sens que c'est ce qu'il faut éviter entre nous ; car il échappe dos choses qui l'uni du mal dans le moment cl qui en foui encore après. Je serai bien aise de terminer peur ce rpii regarde madame de Sillery |1). cl vous ne m'en montrez pas moins d'impatience ; ainsi, parlons-en, mon cher ami. pour n'y plus revenir, car j'ai besoin non-seulemenl de repos, mais de jouir des bienfaits que je vous dois. Vous avez déjà fail beaucoup pour mon bonheur, en m'accordant mes enfants un certain nombre de fois par semaine; ce seront des moments heureux que je vous devrai, cl qui répandront une grande douceur sur mes jours, ,1e ne veux plus revenir sur le passé, ainsi que je vous l'ai déjà dit : les torts que je reproche à madame de Sillery existent, et ne peuvent être détruits ni par son journal, ni par tout ce qu'elle pourra vous dire: c'est moi qui ai vu el entendu tout ce qui m'a déplu. Ce n'est donc que l'avenir qui peul me faire revenir sur le compte de madame de Sillery : elle ne peut pas se justifier, mais elle peut réparer; et si je vois (pie sa manière d'être, el celle de mes enfants est telle (pie j'ai droit de l'attendre el de l'exiger, je suis juste, et je serai bien aise d'oublier les sujels de plainte qu'elle m'a donnés. Voilà, mon cher ami, ce qui esl dans mon cœur et ce que j'ai déjà commencé à éprouver. Madame de Sillery a eu dernièrement de l'humeur, je l'ai supportée; mais le len-

I Madame .1.' Genlis avail pris I.- de Sillery en I7H."> N„m 1 vons conservé le premier

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demain, elle a eu une attention pour moi; elle m'a écrit un billet honnête, je l'ai l'ail remercier par ma fille, et je lui ai répondu d'une manière dont vous avez élé aussi content qu'elle : enfin, ce sein sur sa conduite que je réglerai la mienne : que pouvez-vous désirer de mieux, cher ami? Je ne dis pas que je rendrai à madame de Sillery, mon amitié, ma contîance; quand elles onl élé blessées à diverses reprises, il esl impossible de croire que l'on puisse se rapprocher à un certain point : mais madame de Sillery peut compter sur tous les égards, les marques d'attention possibles. Je serai bien aise de pouvoir témoigner de la considération à la personne qui élève mes enfants : ainsi ce ne sera pas ma faute, si cela n'est pas. A ous devez être content de moi, je l'attends de votre justice ; mais encore une fois, mon cher ami, ne discutons plus sur ma manière de juger madame de Sillery: je le puis moins à présent qu'autrefois, car antérieurement, lorsque je m'éloignai d'elle, vous n'essayâtes pas de la justifier; vous nie dîtes seulement que vous aviez des rai-nus essentielles qui vous faisaient tenir à elle ; je jouissais du moins de l'idée de vous l'aire un sacrifice que vous sentiez; mais actuellement nous me dites que madame de Sillery l'ail votre bonheur, qu'elle m'aime, .le vous avoue que quand vous nie dites de ces choses-là, elles me tuent : éloignons bien, cher ami. tout ce qui pourrait troubler noire union. et siiMins. comme toujours, sans gêne, sans embarras l'un pour l'autre; vous savez trop bien que vous ne pouvez avoir une meilleure amie que moi. pour que je vous le répète; mais, j'espère que vous l'avez toujours pensé, et que personne ne pourrait jamais détruire la confiance que j'attends de votre part; j'ose dire que je lai toujours méritée, et je serais bien affectée de penser que vous auriez pu soupçonner, le moindre instant, que je pouvais être changée : ceux qui vous onl mandé cette nouvelle, avaient certainement des raisons pour accréditer une chose démentie par toute ma conduite, car assurément il ne s'esl pas passé un seul jour pendant votre absence, où je n'aie prouvé mon attachement pour vous : mais, comme vous rnc l'avez dit vous-même, ou avait peut-être le projet de nous désunir, (le que je puis vous dire avec vérité, c'est que personne n'a jamais essayé de m'éloigner de vous, .le ne sais pas comment pensent tous mes amis pour vous; ce qui est bien sur, c'est que vis-à-vis de moi. ils soûl comme je puis le désirer, ils me sonl attachés, ils savent qu'ils mal-

IKi HISTOIRE

digéraient sans remplir d'autre objet, ils savent d'ailleurs que je trouverais très-mauvais qu'ils me parlassent de vous avec légèreté; ainsi, soji qu'ils vous approuvent, ou qu'ils ne vous approuvent pus. leur conduite esl uniforme el on ne peut pas plus placée

ci Vous m'avez dit que vous alliez venir plus souvent chez moi ; je vous le rappelle, parce que je suis intéressée ;'i ce que vous n'oubliiez pas votre promesse, que d'ailleurs, je veux vous répéter encore que vous aurez toujours la société «pu vous conviendra

ic D'après ce que vous m'avez dit, mon cher ami, au sujel de l'observation que j'ai faite à mon lils, je crois que je ferai peut-être bien de lui dire que s'il m'avait fait connaître votre intention, je me semis arrêtée au premier mol. Ce n'est pus que j'aie changé de manière de voir, mais si nos enfants peuvent nous croire des opinions différentes, je désire que cela n'inllue pas sur leur conduite; cela les mettrait trop mal à leur aise, el sur ce point, pour ce qui a rapporta eux, certainement je leur donnerai l'exemple de la soumission.

« La petite noie précédente, et que je complais toujours vous remettre avec toutes les autres, connue vous voyez, vous prouvera, cher ami, que pour les choses qui ne portent pas essentiellement sur l'existence future de mon lils, je céderai toujours; mais la démarche qu'il veut l'aire esl d'un genre trop sérieux pour que je ne lasse pas encore des représentations à ce sujet, (l'est un devoir vis-à-vis de vous el vis-à-vis de lui. .Ii' vous répèle qu'il m'a causé hier une peine mortelle,

el je vous av i que j'ai été aussi étonnée el affectée que vous ave/

consenti à un arrangement de celle espèce, sans m'en avoir dit un seul mol. Je vous avoue que j'espérais être consultée pour ce qui a rapporta mon fils; si cela n'est pas , je suis "destinée à jouer un rôle passif (ayant hop d'honnêteté et d'attachement pour vous, pour marquer à cet enfant que je désapprouve ce que vous conseillez, ou ce

à quoi vous avez consenti , el il pourrait en résulter des choses fâcheuses pour l'un ou pour l'autre, el même peut-être pour l'un el l'autre.

« Cette nullité ne le frapperait peut-être pas d'abord : mais lorsqu'il réfléchira, ou il me croirait nulle par caractère et n'aurait ni confiance ni déférence pour moi, ou il verrait que mes droits m'onl été êtes . nue celle nullité était forcée.

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« Chercher, dans ce cas-là, à le rapprocher de moi, à l'éclairer, serait peut-être alors, en quelque sorte, l'éloigner un peu de vous. Il faudrait donc lui Fermer mon cœur pu courir ce risque. Cette réflexion m'est affreuse, m'est bien pénible; car l'un on l'autre de ces inconvénients m'affligerait bien profondément. Je von-- dis ceci, en général, sur tout ce <jni peut avoir rapport à sa conduite; car quant à cet objet-ci, il ne pourra pas ignorer mon opinion. Je sois irèssûre que mon père dira et aura soin même de l'aire dire que je suis très-fâchée que mon fils aille aux jacobins, et peut-être exigera-t-il que je lui dise mon opinion à lui-même, afin qu'il ne puisse pas me reprocher un jour de ne l'avoir pas averti. Aous êtes convenu vousmême, mon cher ami, qu'il y a degrands inconvénients; examinonsles nous-mêmes, et voyons, mon cher ami. si les avantages peuvent les balancer. Encore une fois, m les jacobins étaient composés de députés seulement, ils seraient moins dangereux, pane qu'ils seyaient connus par leur conduite à rassemblée, cl que l'on pourrait prévenir mon fils : niais comment le mettre sur ses gardes, vis-à-vis d'un las de gens qui y oui la majorité, cl qui sont bien propres à égarer les principes d'un jeune homme de dix-sept ans. Si i lils en

avait vingt-cinq, comme je vous l'ai dit. je ne serais point tourmentée, parce qu'il pourrait distinguer par lui-même; mais à dix-sept ans. jeté dans une société de ce genre : en vérité, mon cher ami, cela n'a pas de raison : et que ce soit nous, que ce suit ses parents qui. pour finir son éducation, l'envoient aux jacobins, me parait et paraîtra sûrement à tout le monde une chose inconcevable, et me ferail en vérité regretter qu'il lût sorti des mains de madame de Sillery. C'est puni' qu'il apprenne à parler, que VOUS voulez passer par-dessus tous les dangers, que vous ne pouvez pas ne pas envisager pour lui: cl vous me dites, mon cher ami. pour me l'aire voir ces avantages comme vous, qu'un fameux orateur anglais ne le serait pas, s'il n'avait appris à parler de bonne heure. Je vous répondrai à cela, que c'est sûrement en assistant aux séances du parlement, aux assises. aux plaidoyers, qu'il a appris cet ail. et que mon (ils aura les mêmes facilités sans aller aux jacobins : qu'il suive l'assemblée nationale et les séances des nouveaux tribunaux, quand ils seront établis, cl pour peu qu il y ail des dispositions, il y apprendra à parler loul comme on apprend en Angleterre.

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