‹ Histoire de LyonChapitre 114 sur 223 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

consistait à pouvoir faire des assemblées et des convocations de citoyens, pour délibérer sur les affaires qui concernaient le corps de la communauté et le bien public, d'avoir des lieux destines à ces assemblées, nommes hôtels-de-ville , maisons consulaires, parloirs, loges, maisons communes et capitules; d'élire des cliefs pour présider ces assemblées, et un certain nombre de bourgeois pour prendre part aux délibérations, pour partager les offices, les dignités, les magistratures, toutes les fonctions municipales et les dépu talions aux assemblées provinciales, quand celles-ci furent établies. Ces bourgeois prenaient le nom de maires, de capitouls, de viguiers, de vicomtes majeurs, de prévôts des marebands, de jurats, de conseillers de ville, de pairs citoyens, de syndics , de consuls , d'écbevins , de prud'hommes , de centeniers , dixeniers et autres semblables. Le gouvernement consulaire avait des archives publiques, des greffiers, des secrétaires généraux perpétuels (parce que les prévôts des marchands étaient amovibles), des sceaux pour les actes publics. 11 pouvait convoquer les assemblées populaires à certains jours , à certaines heures, au son de la cloche, de la trompette ou du tambour, par des huissiers, mandeurs, appariteurs et valets de ville. Les membres du consulat imposaient des peines plus ou moins graves à ceux qui, sans excuse légitime, s'absentaient des assemblées municipales quand il leur était en-

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joint de s'y trouver; de cette manière, les Iravaux publics 4 les dépenses à faire, n'étaient jamais consentis sans une grande majorité.

A Lyon, on donnait le nom de syndicat à l'acte qui contenait l'élection du prévôt des marchands et des éclievins. Les bourgeois notables , ceux qui exerçaient des professions libérales, et les maîtres de métiers, assemblés dans l'hôtel commun le dimanche avant le jour de la Saint- Thomas, choisissaient leurs magistrats à la pluralité des voix : la ville étant peu considérable, tous les citoyens étaient connus, la brigue devenait inutile; les choix ne pouvaient être que parfaits. Nulle puissance extérieure n'avait le droit de contrôler les nominations, tandis que les élections parisiennes étaient soumises à l'approbation du roi. La commune lyonnaise, moins considérable et moins éclairée qu'aujourd'hui , était beaucoup plus libre, parce qu'elle n'avait point à se débattre contre une centralisation qui se mêle de tout, qui influence tout, qui paralyse les provinces et absorbe tous les pouvoirs et toutes les réputations.

Dans le moyen âge, les élections municipales se faisaient dans la chapelle Saint-Jacques, et le syndicat se publiait dans l'église de Saint-iNizier. Les deux plus anciens de ces actes, déposés aux grandes archives la ville de Lyon, sont du lundi après la fête de la Madeleine de la fin du treizième siècle T.

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