TROISIÈME PARTIE
bits d'écarlate. Dans le dix-huitième siècle', la ville lui réduite à vingt-huit quartiers. Chaque quartier mon lait sa garde à son tour. Pour no point fatiguer 1rs citoyens, il n'existait que deux j>« >>ies d'honneur, dont le ( hange était le principal. I .es officiers étaient nommes par le consulat , et prêtaient serment entre les mains des chefs de la cité2. Pour les postes éf artés , les barrières , pour les gardes à monter auprès des supérieurs civils ou militaires , on forma des compagnies d'archers, d'arbalétriers, d'arquebusiers, de soldats du guet, de suisses lyonnais, et plus tard de pompiers. Les conseillers de ville, afin d'assurer plus particulièrement le repos et la tranquillité publique, firent choix de deux cents arquebusiers qui étaient comme leur garde prétorienne, et qu'ils envoyaient quelquefois à la guerre au service du roi. Ils obtinrent pour eux la permission de porter l'épée des bourgeois. Les habitons de Lyon se faisaient
2 Aucun officier au dessous des officiers supérieurs nommés par le consulat, ne pouvait être élu par un quartier qu'il n'y eût son habitation actuelle , suivant une délibération consulaire du 30 mai 1679. Les prévôts des marchands et les échevins étaient .veuls dispensés de cette loi. Par une délibération du ^8 avril 1689 , il fut décidé que l'officier serait actuellement et véritablement habitant de la ville , soit par sa naissance ou son origine , soit après avoir donné acte de sa résidence à l'hôtel commun , et avoir rempli les fonctions de citoyen pendant dix années , ou avoir passé par les charges consulaires. On voit l'importance qu'on attachait à la milice bourgeoise. Cette milice, qui a existé pendant quatre cents ans sans la moindre interruption , doit servir d'exemple à la garde nationale de nos jours.
en effet remarquer par leurs insignes militaires :
on les von ail aux promenades, dans l'intérieur de
la \\\\c el même chez les étrangers, avec des dagues, des épées, et toute sorte d'armes plus ou moins élégamment ciselées. Les jeunes gens s'exerçaient à l'arquebuse sur le bord de la Saône, \isà-vis du rocher de Pierre-Scise;ils formèrent dans la suite une compagnie de cMfevaliers de L'Arquebuse, composée seulement de quarante membres, et devinrent en quelque sorte les maîtres instructeurs des arquebusiers. Louis xn1, pour stimuler leur adresse, accorda « aux compagnons et autres « jeunes gens adonnés aux faits d'armes et exerce cices, des prix tant de l'arc, arbalète, que de « coulevrine, avec permission de tirer au papece gai; il voulut que celui qui abattrait l'oiseau a garni de plaques de fer, fût roi du papegai duce ranl l'année, et, comme tel, exempt de tout ce impôt ou subside ».
Pour faire le service militaire de la cité, après les arquebusiers venait la compagnie du guet. Dans les derniers temps % elle était composée de cinquante hommes avec deux caporaux; elle avait de plus un capitaine appelé chevalier du guet, un lieutenant et trois sergens. Cette compagnie était sous les ordres du gouverneur et de ceux qui commandaient en son absence; elle faisait des rondes la nuit, et prêtait main-forte à la justice
• Par lettres patentes données à Lyon en 1508.
- D'après J'ordre deVilleroi,du 17 septembre 171».