TROISIÈME PARTIE
Cependant ces soldais du guel et les deux cents arquebusiers n'étant pas suffisàns pour garder tous les postes disséminés sur les hauteurs et les
nom elles Jprtifications ', le consulat obtint la permission de lever une compagnie de trois cents suisses3. Toutes ces troupes étaient placées dans les diverses forteresses : il parait d'abord que dès le treizième siècle, les conseillers avaient eu soin de faire construire des fortifications ; depuis ce temps reculé, ils avaient toujours présidé à leurs réparations ; les octrois accordés par les souverains à différentes époques , soldaient ces dépenses. De plus, tous les habitans , bourgeois, juifs, nobles, prêtres, payaient des contributions pour fortifier la ville, L'intendance des fortifications fut confirmée solennellement au consulat par Louis \n. Mais le tyran Cliarles ix ayant jugé à propos, dans l'intérêt de ses projets despotiques, de faire bâtir une citadelle3 sur la mon-
1 Années 1570 et 1571.
■ La dernière pièce relative à ce sujet est une lettre de Louis xm, de l'année 161 1 (époque où l'absolutisme était parfaitement établi ), adressée au consulat , portant qu'il lui envoie trois cents Suisses de sa garde pour servir tant à la garde des portes qu'à celle des lieu* publics. Une compagnie «lu régiment de Lyonnais remplaça bientôt les Suisses à la porte de l;i ville. Ajoutons à tout ce qui concerne l'ancienne milice bourgeoise, qu'il y avait dans la ville une juridiction pour connaître et juger les délits concernant la garde civique. Klle fut confirmée au prévôt des marchands rt aux échevins, comme commandans en l'absence du gouverneur. L'auditeur de camp , qui avait des pouvoirs du roi , faisait l'instruction et le rapport du procès , et le major remplissait les fonctions 'I ■ procureur du roi.
3 En 1564.
Ligne de Saint -Sébastien pour dominer la ville, les membres du consulat, qui n'avaient pu s'y opposer à cause des troubles religieux qui bouleversaient la cité, profitèrent de la première occasion favorable pour en solliciter la démolition. Voilà les soins dont le gouvernement consulaire était chargé pour la défense de la cité ; voici maintenant ceux qu'il donnait à la police intérieure. Sous ce rapport , les actes consulaires seraient une excellente école pour tous les administrateurs.
Dans une ville où l'esprit républicain dominait , où les ouvriers étaient nombreux et les métiers multipliés à l'infini , il fallait avant tout redouter la famine; aussi le consulat veillait avec une attention toute paternelle à l'approvisionnement de la cité. Les greniers d'abondance, que l'on ne construisait pas alors comme des cathédrales', étaient toujours remplis2. Les conseillers de ville avaient le pouvoir de tirer des grains des différentes provinces du royaume et des pays étrangers. On diminuait le prix du pain à Lyon, quand une sédition allait éclater. Dans une as-
» On achève en 1830 un édifice immense et somptueux sur la n\. gauche de la Saône et sur Remplacement de l'arcenal. Cet édifice doit renfermer tout à la fois le sel et la farine. Il peut avoir une infinité d'autres destinations : dans le cas d'invasion étrangère , il peut semi de forteresse j dans celui d'un redoublement de ferveur religieuse, il peut être une église très vaste , etc.
» Ce ne fut que dans l'année I'iSO que le consulat résolut d'établir un "renier commun.