‹ Histoire de LyonChapitre 166 sur 223 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

« apôtre , de tous et un chacun les habitans de « la cité, ville, terre et baronnie, excepté tant « seulement les clercs et les nobles, à savoir pour « chaque feu, depuis douze deniers tournois jusce qu'à dix sous tournois de bonne monnaie. Lésée dits archevêque et chapitre, en leur comté-ba- « ronnie, pourront établir des foires qui dureront « certains temps, sous certaines manières et con- « ditions ; ceux qui fréquenteront lesdites foires « seront sous notre sauve-srarde et conduite. Quant « aux profits durant le temps d'icelles, nous per- « cevrons la moitié des émolumens, l'archevêque « et le chapitre l'autre moitié, pour être partagée « entre eux. ISous n'empêcherons d'être battu « monnaie par l'église de Lyon ; nous n'empê- « cherons aussi le cours et l'emploi d'icelle par « les lieux où elle a accoutumé d'avoir cours et « mise, ni ne restreindrons le cours qu'elle a d'an- « cienneté. Nous octroyons gracieusement à l'arec chevêque et aux chanoines de pouvoir agir dans « notre cour et parlement, soit en demandant « soit en défendant, par procureurs, clercs ou « autres; octroyons aussi la même faveur aux « bourgeois payant la garde susdite. Lesdits arec chevêque, chanoines et bourgeois pourront ce porter leurs personnes et biens où ils voucc dront , pourvu qu'ils ne les portent à nos ennecc mis manifestes et ouverts , et que la nécessité « de notre royaume ne nous fasse prononcer une « défense à cet égard. Les prélats qui seront

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a nommes de temps en temps, nous rendront, « ainsi qu'à nos successeurs, devoir et fidélité : « ils jureront sur les saints évangiles de n'empé- « cher ni troubler nos droits , supériorité, garde « et ressort. Les chanoines prêteront le même « serment. Nous de même et nos successeurs, « promettons et promettrons de bonne foi gar- « der, observer les présentes lettres. Si aucun des « habitans et châteaux, villes et lieux qui sont du « fief ou arrière-fief de l'église , de quelque état « et condition qu'ils soient, veulent entrer sous « notre garde qui est nommée la garde de l'é- « glise de Lyon, cité et baronnie, notre gouvera neur de Lyon qui sera pour lors, pourvu tou- « tefois que cela ne préjudicie au droit d'aucun, « les pourra et devra recevoir a notre nom sous « ladite garde , à la charge des moyens, condi- « tions, formes et prestations qui sont ci-dessus « contenues. Ne pourrons, nous ni nos succes- « seurs les rois de France, mettre hors de notre « main et de la couronne du royaume , ou alié- « ner, sous quelque titre et manière que ce soit , « en tout ou en partie, la supériorité, ressort, « garde, profils et droits que nous avons en la « cité, terre et baronnie de l'église de Lyon. »

Louis de \illars était archevêque de Lvon , lorsque les lettres de Pontoise furent publiées. Ce prélat sans génie ne s'aperçut pas que la prétendue souveraineté des comtes de Saint-Jusl n'était qu'un commencement de servitude, et que le

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