TROISIÈME PARTIE. ÔC
pensant qu'il \ a trois choses qui concourent à rendre célèbre une cité : son antiquité, ses forces
et sa fidélité inviolable; considérant que, d'après les livres des anciens philosophes , la \ille de Lyon doit jouir comme romaine des lois italiques; désirant enfin de tout notre cœur de conserver aimablement la communauté des bourgeois, leurs libertés, leurs franchises, leurs immunités, et de témoigner aux citoyens notre affection paternelle, nous passons avec eux le pacte suivant pour leur procurer, ainsi qu'à notre sainte église, cette douce tranquillité qui a fait dire au Sage : «Ceux qui fe- « ront alliance avec la paix trouveront la joie qui « l'accompagne. »
« D'abord , seigneur archevêque , que les ci- « toyens puissent faire des assemblées entre eux , « et élire des conseillers ou consuls avec le pouce voir d'établir un procureur ou syndic pour les « affaires; d'avoir une archive pour leurs lettres « et privilèges, et pour conserver les autres choses « qui peuvent leur être utiles. »
— Nous concédons et approuvons.
« Que les citoyens puissent imposer une taille « pour les nécessités de la ville. »
— Nous le permettons et voulons en telle sorte toutefois que l'on observera la manière accoutumée pour faire ces collectes, et que l'on suivra à cet égard l'avis de dix conseillers des plus anciens , auxquels le seigneur archevêque donnera deux bedeaux pour recueillir ladite levée.
« Que les citoyens puissent faire le guet pen- « dant la nuit. »
— Nous accordons , quand cela sera nécessaire ; néanmoins, nos domestiques pourront aller ou venir de nuit; et pour éviter les querelles qui pourraient naîlre entre eux et les citoyens du guet, nous désirons connaître le nom de ceux qui feront la garde de la ville 7 et le mot d'ordre de leur commandant.
« Que les citoyens puissent s'obliger les uns « les autres à prendre les armes quand l'utilité « publique, le salut de l'archevêque et de la cité « le requerront. »
— Nous l'accordons et voulons pour l'utilité du seigneur archevêque et des citoyens.
« Que les citoyens aient la garde des portes et « des clés de la ville. »
— Nous l'accordons et voulons, à condition que les consuls de la ville jureront, à nous et à nos successeurs, de les garder fidèlement pour l'utilité du seigneur archevêque et de la ville, et que lesdits consuls exigeront un semblable serment de ceux à qui l'on commettra la garde desdites clés.
« Que tout homme qui sera pris et arrêté , en « donnant suffisante caution, ne puisse être dé- « tenu, si ce n'est en cas d'homicide, de trahi- « son , de larcin ou autre crime grave. »
— Nous le voulons et accordons.
« Que nul procureur dans la cour séculière