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TROISIÈME PARTIE

bourgeoisie, les promonades publiques, les revues militaires et les exercices de gymnastique. Mais nous revendrons sur ces points intéressons d'économie politique, quand nous parlerons, dans le volume suivant, des moyens d'embellir Lyon , et d'en faire une des plus belles villes du monde.

Toutefois , par un des arrêts cités plus haut ■ , nous apprenons que le roi de France avait dans l'iiùtcl de Roanne ses juges et ses autres officiers : un procureur, un notaire et des sergens; un gardiateur des privilèges du roi, des franchises de la communauté et des immunités des citoyens; un maître des ports, un prévôt des monnaies, un lieutenant du garde du petit sceau de Montpellier, un lieutenant du garde du sceau royal de Maçon , et un juge des juifs , pour les impots considérables qu'ils payaient à la couronne de France.

Il existait de plus une espèce de gouverneur qui ne portait que le titre de capitaine. 11 commandait les forces de la ville , et faisait prendre les armes aux citoyens quand des guerres civiles ou étrangères les forçaient à défendre leur cité. Cette charge ou capitainerie fut souvent unie à celle de gardiateur, quand c'était un chevalier élevé aux exercices militaires qui la remplissait; elle fut aussi très long-temps incorporée à celle

i Du 5 oclobre 1394.

du bailli de Mâcon el du sénéchal de Lyon . qui étaient presque toujours hommes d'épée , et avaient ordinairement la qualité «le chevaliers'. Dans les premierjs temps, le capitaine se gardait bien de porter le nom de gouverneur : il ne fallait rien brusquer; les rois de France étaient convenus par leurs traités avec les archevêques, que ceux-ci retiendraient le litre de comtes, et posséderaient la ville de Lyon à titre de comté relevant de la couronne. 11 ne portait point non plus le nom de châtelain , parce que le château de Pierre-Scise et autres de la ville de Lyon étaient demeurés en toute propriété à l'archevêque, au chapitre de Sainl-Just, et à quelques seigneurs particuliers.

Mais bientôt le consulat nomma lui-même le capitaine de la cité : ses moyens d'opposition à la nomination par le roi étaient « que n'ayant plus « de guerre à soutenir dans le voisinage de la « ville, l'office de capitaine devenait inutile; que « d'ailleurs la ville s'était défendue et cardée elle- « même, lorsque les Anglais pillaient et dévas- « taient le royaume; que lorsque les ennemis du « roi, les maraudeurs surtout, occupaient le ehâ- « leau de Briguais, le château de Rive-de-Gier et « la ville d'Anse, dans le Lyonnais, la cité avait « été assez courageuse pour se mettre à l'abri de a tout danger au milieu de ces circonstances si

1 Meneslrier, Histoire consulaire.

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