‹ Histoire de LyonChapitre 198 sur 223 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

m vçrnemens alors dans la ville de Lyon : un gOU- « vernement ecclésiastique , un gouvernement « civil, un gouvernement juridique , et un gouvernement politique. Le premier est celui de la « primatie de l'archevêché et du diocèse. 11 s'é- « tendait sur la ville de Lyon , et sur huit cents « paroisses divisées en dix -huit archiprêlrises , « dont la première était celle de la ville et de « ses faubourgs; les autres étaient celle de Roanne, « de Pomiers, de Néronde, de Montbrison, de « Crozieu, de l'Ârbresle, d'Anse, de Jarez , de a Morestel , de Mcyzieu, de Chaiamont, de San- « diens, de Dombes, d'Ambournay, de Treffort, « de Coligny et de Baugé. La juridiction archive épiscopale et métropolitaine s'étendait sur les « diocèses d'Autun, de Chàlons, de Langres et « de Màcon , dont les évèques étaient suffragans o de l'archevêché de Lyon. Celui d'Autun avait « l'administration de l'archevêché de Lyon duce rant la vacance du siège de cette ville. La pri- « matie s'étendait sur cinq archevêchés ou pro- « vinces ecclésiastiques : sur l'archevêché de Lyon, c< nommé première lyonnaise ; sur l'archevêché a de Rouen, qui était la seconde lyonnaise; sur « l'archevêché de Tours, ou troisième lyonnaise; a sur l'archevêché de Sens, ou quatrième lyono naise, et sur l'archevêché de Paris, qui formait « une cinquième province ecclésiastique, depuis <( qu'il avait été démembré de l'archevêché de « Sens et érigé en église métropolitaine. Le droit

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de celte primatie consistait à juger en dermei ressort Jcs causes pour lesquelles on appelait des sentences des métropolitains, de leurs suffragans, de leurs vicaires généraux et de leurs officiàux. Nous avons assez longuement parlé du gouvernement civil, nous n'y reviendrons pas. Le gouvernement juridique fut toujours administré au nom du roi, depuis la consommation du traité fait entre l'archevêque Pierre de Savoie et le roi Philippe le Bel ' ; les sénéce chaux avaient leur viguier royal, dont le nom « fut changé en celui de lieutenant-général qui « subsista encore après l'érection du présidial*. « Quant au gouvernement politique, Lyon, de- « puis le règne de Philippe le Bel, fut gouverné « par des gardiateurs nommés par le roi et par « les baillis de Maçon , sénéchaux de la cité lvonce naise par commission , jusqu'au moment où « l'on établit une sénéchaussée de Lyon qui fut « long-temps unie au baillage de Màcon. Enfin « les baillis-sénéchaux et autres officiers du sou- « verain n'ayant plus dans les provinces assez « d'autorité pour tenir les peuples dans le devoir ce (c'est-à-dire, les rois devenant plus despotes), ce ceux-ci établirent des gouverneurs dans toutes ce les provinces. Le premier que Ton trouve face voir été dans le Lyonnais, fut le grand-écu\ < i

1 Dans l'année [313. f'o) ez le douzième livre de ce volume. * Dans l'année 1551.

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