TROISIÈME PARTIE. fc
« de France, qui ne peut être que le fameux Tan" « neçin du Chastel, à qui les comtes de Lyon • envoyèrent des présens à son arrivée'. Le vi- ■ comte de Valentinoi! lui succéda2. On lui « donna Ja comédie à Porle-Froc, sur un théâtre publie, selon la manière de ce temps-là , où « l'on jouait des moralités aux entrées des princes «. et des gouverneurs. Enfin , les rois de France « ayant partagé le royaume en douze grands « gouvernemens , dont celui de Lyon s'étendait mit le Bourbonnais, l'Auvergne, le Forez, le « Beaujolais, la Bresse, la Dombe, la haute et « basse Marche, Saint-Pierre-le-Moustier, etc. , le « duc d'Albani , fils du roi d'Ecosse, le maréchal « deChabanes, le maréchal de Saint-André, de « la maison d'Albon , et d'autres, en furent pourvus sous le titre de gouverneurs , et reçus à cet a effet au serment de la cour. La grande étendue u de ces divisions obligea les rois à établir des « lieulenans en plusieurs dépendances de ces « vastes gouvernemens. Louis Adhemar, seigneur de Grignan , fui lieutenant du roi à Lyon, sous « le maréchal de Saint-André; Antoine d'Albon, o abbé de Savigny , le fut ensuite; François d'\- « goult, comte de Sault, le fut durant les troubles o causés par les hérétiques; de Losses , sous le « maréchal de Saint-André et sous le duc de Nc-
1 Dani l'année I i63.
• Dana I anné< I [\ s
426 IILSTOFRE DE LYON.
« moûts; René de Birague, nommé pour lois le « président Birague, sous Je même duc de Ne- « mours; François de Mandelot, sous le même <( encore, jusqu'au moment où il devint lui- « même gouverneur du Lyonnais1. »
Mais tous ces personnages joueront bientôt leurs rôles dans les événemens qui suivent : quelques détails sur les institutions royales et les officiers du souverain, dont ils faisaient partie, étaient ici nécessaires pour comprendre ce que nous allons raconter.
1 Meneslrier, Histoire consulaire.