‹ Histoire de LyonChapitre 200 sur 223 · SOMMAIRE DU Q1 INZ1ÈME LIVRE · texte numérisé non relu

SOMMAIRE DU Q1 INZ1ÈME LIVRE

Classes diverses de la population lyonnaise an quinzième siècle» Iiisub ordination du menu peuple; sédition, fête du cheval fou. Bourgeoisie ; son caractère spécial après le moyen âge. Le clergé était toujours dirigé par son antique arnour de la domination. Affaires delà France dans leurs rapports avec la cité lyonnaise. Menaces de guerre de l'empereur Sigismond contre les Lyonnais; ils préparent une vigoureuse défense. L'attaque n'eut pas lieu. Pendant que tout le royaume était bouleversé , Lyon jouissait d'une tranquillité admirable ; ses foires et rues, que les nombreux marchands occupaient. Alarme répandue dans la ville par L'arrivée du duc de Bourgogne prés de la cité. Mort de Charles vi, et naissance du dauphin qui régna dans la suite sous le nom de Louis il. Nouveaux désastres en Fia in e Le peuple de Lyon perd un consolateur; notice sur maître Jean Gerson , racontée par le sacristain de Saint-Paul. Guerre d'Antlion. La pucelle d'Orléans ramène la victoire parmi les gens d'armes fiançais; le duc de Bourgogne n'exerce pas moins ses ravages dans nos cofl liées. Les Lyonnais se préparent à se bien défendre derrière leurs murailles. Ils apprennent que leui voisin, le duc de Savoie, s'ol lait ermite. Paix d'Arras. Réjouissances à Lyon pour un événement aussi heureux.

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MVRE QUINZIÈME.

Ce fut la seizième année' du quinzième siècle

que le gouvernement municipal de la ville de Lyon commença ses registres consulaires, où son I datés jour par jour tous les Événemens, tous les laits, tous les actes et toutes les correspondances importantes de la cité. L'historien est ici comme surchargé par le grand nombre de matériaux; mais il a l'immense avantage de pouvoir étudier un peuple industrieux dans ses moindres actions, dans les détails les plus minutieux de ses mœurs et de ses coutumes : la fidélité du tableau ne peut que suppléer à ce qui manque du côté de la concision*.

' Le lundi , 2i août I 4 16. Nous suivrons la chronologie des actes consulaires | mais quand nous voudrons faire coïncider la chronologie de notre histoire avec celle des histoires de France les plus généraleiii. nt répandues, nous l'indiquerons par ces mots : nouveau style. On sait qu'alors l'année commençait à Pâques. Ce n'est qu'en 1564 que le commencement en a été Gxé au premier jour de janvier.

* Cependant nous pouvons dire avec Duclos : « Je ne me suis point a attaché, à rappeler tous ces petits faits qu'on lit sans les retenir, qui « font languir L'attention , qui n'ont jamais eu d'autre mérite que l'inléi rél actuel , e1 qui doivent . comme ions les faibles objets, disparaître • dans l'éloignement. »• Duclos, Préface de l'histoire de Louis si.

À celle époque , on remarquait trois classes différentes dans la population lyonnaise : le clergé, la bourgeoisie, et ce qu'on nommait le commun du peuple. Celui-ci présentait l'esprit de révolte et d'insubordination du reste de la populace de France. Les malheurs de ces temps d'anarchie , en rendant les terres incultes et en répandant la famine, le portaient souvent à des excès bien terribles. Cependant ses exigeances amenaient quelquefois d'utiles réformes. Il semble que la Providence ait voulu que de temps en temps la force matérielle du peuple vint reconstituer en quelque sorte la portion abâtardie par les jouissances : les révolutions populaires sont, à des époques plus ou moins éloignées, aussi indispensables pour renverser les abus, que les frimats pour détruire les insectes.

Déjà au commencement du quinzième siècle, qui nous occupe maintenant, le peuple de Lyon s'était soulevé contre les conseillers et les plus notables de la ville : le prétexte de cette révolte était la cherté du blé; de mauvais citoyens, profitant des désastres publics , faisaient des amas considérables de cette denrée pour la vendre plus chèrement. L'émeute fut violente ; les maisons des * conseillers furent forcées, et toutes les provisions de la communauté pillées et dispersées. Les séditieux poussèrent leurs prétentions plus loin : toute la population réunie choisissait ordinairement les plus notables pour maîtres des nié tiers , et ces der-

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