TROISIÈME PARTIE
« el habitans de la \ille de Lvon , salut : nous « avons su nouvellement que l'adversaire dAn- (( gleterre el ennemi de mon seigneur le roi , est « descendu à Calais avec toute sa puissance de « gens d'armes et de traits, en intention de por- « ter tout le dommage qu'il pourra à mondit sei- « gneur et à son royaume. Nous vous faisons à « savoir nos intentions et volontés, afin que vous « veuillez préparer et ordonner pour venir à « laide du roi toutes les fois que mandé vous « sera fait. » V quoi les conseillers répondirent : « Très haut, puissant et excellent Prince, et no- « tre redouté seigneur, nous avons reçu à très « grande révérence votre lettre par le sieur de « Boch, votre chevauclieur; nous avons appris « en même temps le bon état et la bonne santé </ de votre excellente personne : Dieu, du paradis, et par sa toute-puissance, veuille bien la mainte- « nir! Quant à vos commandemens, nous ferons « toujours notre devoir.» Cette réponse fut confiée à l'envoyé du dauphin, logé à l'hôtellerie du Grand-Chandelier, dans la rue Lanterne, et auquel, pour qu'il fit diligence, on donna au nom de la ville trois écus en monnaie1,
' te te s consulaires , année 1 £16, le 19 octobre. Jusqu'ici nous avons consulté les historiens anciens, les monumeos de l'antiquité, les inscriptions tumulaires et antres, les actes archiépiscopaux, les archives du chapitre de Saint- Jean, les ordonnances des monarques français et leurs lettres patentes, les mémoires particuliers , et les auteurs qui ont écrit -m l'histoire ancienne de Lyon , ou qui ont composé des ouvrages plus • ■M moins considérables sur cette ville el les environs, tels que Paradm,
Le dauphin , charme de cet empressement des citoyens de Lyon , leur demanda quinze cents ecus; mais les conseillers jugèrent à propos de les lui refuser : ils lui expédièrent un courier pour le prier, ou de retirer cet emprunt, ou de le diminuer, ou d'engager les villes voisines à se cotiser. Les inondations fréquentes du Rhône avaient forcé le consulat à faire de grandes dépenses. Il venait même de permettre aux Frères- Mineurs de couper des arbrisseaux du Rrotteau de la ville, pour palissader leur couvent, qui était alors baigné par les eaux de ce fleuve. De plus , une circonstance particulière le forçait à faire des économies.
Sigismond, empereur d'Allemagne, était venu
Cliampicr, Rubys, Saint-Aubin, Le Laboureur, Guiclicnon, le père Bullioud, Théophile Renaud, Menestrier, Colonia, Lumina, Pernetti, l'abbé Guillon , Delandine , Cochard , Fortis , etc. , etc. Le travail qui suit est entièrement nouveau, car il n'existe point d'hisloire de Lyon suivie depuis François icr jusqu'à nos jours. Les matériaux ne nous ont pas manqué : ils étaient plus nombreux , d'un intérêt plus vif que les précédons , parce que les temps sont plus rapprochés de nous, et cependant beaucoup moins étudiés ; c'est dire assez qu'il nous ont forcé à dépasser le nombre de volumes promis par l'éditeur dans le prospectus. Mais on verra que Lyon est tout aussi digne que Paris d'avoir une histoire bien complète. Nous citerons seulement, parmi les matériaux qui ont servi à la composition de nos derniers volumes, les Actes consulaires, 200 vol. petit in-fol. ; les Mémoires sur l'histoire de France, dans tout ce qui regarde celle de Lyon ; X Inventaire des archit i i municipales, 20 vol. gros in-fol. ; les Almanachs de Lyon du dix huitième siècle, où l'on rencontre parfois des documens historiques précieux ; les journaux littéraires de la même ville et de la iik'iim époque , où l'on retrouve les mœurs corrompues, les petites futilil» '-. l< -