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TROISIÈME PARTIE

à Calais avec des intentions bienveillantes pour la France; il retourna dans ses états, allié des biglais, et tout favorable à Jean sans peur, alors ennemi de la cour. En passant par Lyon, il nomma due le comte de Savoie; le bailli de la cité voulut s'y opposer dans l'intérêt du royaume, Sigismond répondit qifil viendrait mettre à feu et à sang le Dauphiné et le pays du Lyonnais. Aussitôt les maîtres des métiers furent convoqués dans la chapelle Saint-Jacques, et ils prirent l'arrêté suivant : « On enverra une notable personne vers le roi pour lui exposer le damnable propos u que 1 on dit comme le roi des Romains ence tend guerroyer le Dauphiné et la ville. Demain, tt sans plus tarder, le sieur Audry Chcvrier, lieu-

jolis riens qui annonçaient la nécessilé d'une régénération complète de

r i > *ii française; les manuscrits académiques et les Notices sur

les académiciens, dont la plume élégante de M. Dumas, secrétaire per-

! de celte société, enrichira bientôt , et avec de plus agréables détails que nous , la littérature lyonnaise ; le Courrier du Midi, premier journal politique de Lyon un peu remarquable ; le Journal de Commune- Affranchie, ouvrage d'un cannibale dont toutes les pages sont ensanglantées , et où nous avons étudié le langage des terroristes , pour donner à cette partie de notre histoire la couleur lugubre qui la distingue; le Journal de Pelzin , ou le livre des réactionnaires de I " i : \<- Bulletin cl le Journal de Lyon, sous le consulat et l'em-

où l'on remarque à chaque article que la main de fer de Bonaparte avait forcé nos politiques de province à faire des amplifications de colle;^' , des boutS-rimés bien fades , des lettres bien musquées, des pané gyriques bien ampoulés, des charades el des logogriphes ; enfin VEclaireur du Rhône, r Indépendant, la France provinciale , le Précurseur , le Journal du Commerce, les Gazettes de Lyon , et tout ce <[u un a écrit sut lei affaires de loi 7, cti.. , etc.

iiO HISTOIRE DE LYON.

« tenant du capitaine de Lyon, les conseillers et « autres experts en fait de guerre, visiteront J< rs « murailles et fortifications de la ville pour Paire « repareiller ce qui scia à faire. »

Les bruits de guerre devenant plus positifs, le consulat fit mettre à chaque porte un homme pour les garder jour et nuit. On répara les deux longues chaînes de la Saône et toutes celles des rues de la ville , pour les tendre quand il serait nécessaire. Tous les citoyens apportèrent leurs armes à la maison commune pour les faire visiter. Défense fut faite aux marchands de harnais d'en augmenter le prix. On envoya deux bourgeois à Anse , pour y acheter soixante-dix-sept pierres de bombarde. Tout le peuple fut employé à élever des tours pour les arbalétriers, à fortifier les Terreaux devant Saint-Sébastien , où le duc de Savoie chercherait sans doute à pénétrer, depuis la roche de la Déserte jusqu'au Rhône d'un côté, et jusqu'aux fossés de la Lanterne de l'autre. Les portes de la roche de Saint-Vincent et du Griffon furent murées. Les gens d'église furent requis de contribuer à la défense du territoire commun, et l'on préleva un emprunt chez cent vingt personnes des plus riches de la ville , avec promesse de les rembourser sur les produits du barrage du pont, sur les loyers des propriétés de la commune, sur la ferme du dixième des vins, sur le bail de la recette de la ville, sur les aides et sur les tailles que le roi avait données au consu-

TROISIEME PAUTIK. i iï

lai. Enfin, on indique les postes que devront occuper les diverses bannières : les quatre bannières du confluent , en comptant celle du bourg Saint- Vincent, défendront la partie de l'empire; les

bannières de Saint -Paul , du Palais et de Saint- George défendront la partie du royaume. Comme le beffroi est très utile pour donner l'alerte, on nomme des commissaires pour aller voir si la cloche de Saint-Nizier est en bon état. On prie en même temps M. le bailli de commander dix hommes d'armes pour la garde de Saint-Just , aux gages du roi; s'il ne le veut pas, on y enverra des pennons, et l'on forcera les ecclésiastiques à faire le guet comme les autres , attendu réminent péril qui règne1.

\insi , pendant que les autres villes criaient: Vive Bourgogne! et se coalisaient avec les ennemis de Charles vi et du dauphin , Lvon restait fidèle, quoique abandon né à ses propres forces. Toutefois, ces préparatifs furent inutiles; mais les citoyens apprenant que le dauphin venait dans nos contrées, se crurent en droit de demander une récompense de leur zèle.

I ne assemblée générale fut convo( [liée à Roanne, près de l'église de Saint-Jean , en présence de Grolée, bailli; el il fut décidé qu'on enverrait au plus tôt Jean Léviste auprès de monseigneur le

' siitrs consulaires . L'S .mil el 5 août 1*17 et I il8 ; Pâques le

Il m.

412 HISTOIRE J)E LVOiN.

dauphin, Remplissant Les fonctions de lieutenant du roi, pour obtenir de lui deux foires franches à Lyon, un parlement.de droit civil, la confirmation des privilèges, la limitation de la sénéchaussée, un grenier à sel de royaume et d'empire, une étude générale, et la draperie qui manquait aux arts et métiers de la bonne ville de Lyon. Quant à ce dernier article, si important pour la prospérité du commerce, il fut dit dans l'assemblée «que si les maîtres drapiers, ouvriers « et teinturiers de draps veulent venir demeurer « à Lyon, pour qu'ils s'y fixent plus volontiers , « on leur baillera, aux dépens communs de la « ville, leur demeurance franchement pour dix « ans entiers ; et durant ledit temps , seront francs « de toutes charges excepté guet et garde ».

Les bourgeois recurent sur ces entrefaites une lettre du dauphin , par laquelle il leur disait : « Chers et bien amés, nous tenons qu'assez avez « eu connaissance comment naguère nous con- « vînmes avec le duc de Bourgogne, au lieu de « Pouilly. Nous vînmes de plus, pour nom eaux a arrangemens, en la ville de Montereau; et en « icelle attendîmes dix-huit jours la venue du <( duc de Bourgogne. Tout fut réglé en la manière « qu'il demanda. Néanmoins nous lui remon- « trames aimablement comment, nonobstant la- « dite paix et sesdites promesses, il ne faisait ni « avait fait aucune guerre aux anglais. Lequel « de Bourgogne nous répondit plusieurs folles

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