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TROISIÈME PARTIE

débats scandaleux, les deux cardinaux-légats qui furent députés par le pape avec la mission de les accorder, ordonnèrent que le juge des appellations serait nommé par l'archevêque seul., mais qu'il ne pourrait être continué plus d'un an sans le consentement du chapitre.

Enfin l'église de Lvon avait aussi un chancelier ou garde-des-sceaux ' qui portait ordinairement le nom d'official, et même, le plus souvent, elle en avait trois : l'official de la primalie, l'official de l'archevêché en qualité de métropole sur quatre é\è< liés, et l'official du diocèse. Ces offices étaient quelquefois réunis dans la même personne, qui embrassait par conséquent trois sortes d'affaires, ecclésiastiques, politiques et civiles. L'officialité se composait de notaires , de clercs , de tabellions , de garde-notes. Les clercs étaient des gens de lettres qui instrumentaient en latin , et produisaient les actes raisonnes où les lois et les coutumes étaient écrites. Ils rédigeaient les actes publics en l'absence du chancelier. Ils agissaient par autorité apostolique pour les affaires inté-

1 Pierre de Laude , chanoine de Saint-Nizier, fut garde-des-sceaux de Louis de Villars , qui fonda ce chapitre et assigna une partie dos revenus des chanoines sur les émolumens du sceau de son officialité, comme il est dit en l'acte de cette fondation, où il assigne, tant pour les revenus de cette église que de ses chanoines, vingt sous viennois par semaine de l'argent qui se tire pour les droits du sceau, et ordonne à ses gardes-dessecaux d'avoir dans leur auditoire « une caisse ou tronc semblable à ce- " lui qu'ont les frérea Mineurs pour recueillir les douzains qu'on leur " donne par aumône. »

rieures du clergé, el se nommaient apôtres dans Jes cas contentieux; aussi les citoyens demandaient très souvent qu'on leur nommât des apôtres pour vérifier les fails qu'ils alléguaient dans leurs plaintes contre les officiers du chapitre. Ceux qui s'occupaient des affaires politiques, le faisaient par autorité royale, et ceux qui agissaient dans l'administration civile, le faisaient par autorité publique , parce qu'ils procédaient au nom des baillis, des juges majeurs, des comtes, des vicomtes, des viguiers , des courriers et autres magistrats. Ces expressions consacrées dans l'ancienne officialité ou chancellerie de Lyon, sont utiles à connaître pour comprendre plusieurs chartes du moyen âge.

Ce qui démontre la noblesse des offices de cette chancellerie, et la capacité qu'ils demandaient , c'est que nous voyons plusieurs clercs qui ont été promus aux places de juges, de sénéchaux, d'évêques et d'archevêques , tant le savoir a toujours eu d'influence, malgré les préjugés barbares de la féodalité. Quelquefois ces clercs se qualifiaient de chevaliers es lois, et de chevaliers es armes. Ils avaient chacun leur seing privé, compose de traits entrelacés avec leurs noms, ou les lettres initiales de leurs noms. Quant aux sceaux des prélats eux-mêmes, ils étaient composés de leur figure archiépiscopale avec les ornemens sacerdotaux, et surtout avec une mitre assez basse, ouverte au milieu comme celle du grand-prêtre

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