‹ Histoire de LyonChapitre 68 sur 223 · TROISIÈME PARTIE. I · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. I

Lyon fui tout-à-coup appelé à jouer un rôle dans les affaires politiques du treizième siècle. On était à cette époque de la ligue du moyen âge, formée et soutenue avec persévérance par tant de papes que l'on regardait alors comme les défenseurs des libertés italiques, quoiqu'ils ne combattissent que pour le domaine temporel donné en apparence par la princesse Malhilde, amie de Grégoire vil, et par nos souverains. Mais

lionnes , développé des génies comme celui du Dante , et fait refluer dans nos contrées des hommes d'un très grand mérite, tels que les négocions florentins , génois , lucquois , et tant d'autres, à qui Lj on doit plusieurs de ses monumens; la cour si singulière de Frédéric, composée, au milieu du bruit continuel des armes , de poètes , de troubadours , d'Arabes, de Sarasins et de concubines; l'esprit de domination des papes, qui, depuis Grégoire vu, ne cessèrent d'agiter l'Europe pour un petit domaine voisin de Rome et pour leur suprématie universelle, et finirent par amener la réforme dans les étals de ces mêmes empereurs qu'ils avaient sans cesse ou insulté, ou combattu ; enfin la politique sage et prudente de la cour de France au milieu de ces débats scandaleux , toutes ces choses formeraient un tableau des plus remarquables. L'histoire de Frédéric u , vingt-sixième empereur d'Allemagne , est encore à faire. Pour suppléer aux détails que nous ne pouvons donner, parce qu'ils nous écarteraient de notre sujet, on consultera : lïerum italicarum scriptores, de Muratori, 28 vol. , 1723 à 1751. — Annall d hall u , 3 vol. in-4, par soli Muratori , 1751. — François Duchesnes, Histoire des papes, 2 vol. in-folio, 1653. — Charles Duchesnes, Histoire </"s papes, 2 vol. in-4, 1616, ou in-fol. 1645. — Fleury, Histoire de l'église, surtout tome 17, page 299, etc. — Gallia christiana , t. 4 ; ou v trouve fort peu de chose, même sur la série chronologique de nos archevêques. — Histoire littéraire de France-, par les Bénédictins de Saillt-Maur. — Vie de l 'empereur Frédéric Barberousse , par Olhon de Fretsingea , livre utile pour faire comprendre les premières relations 'l -s empereurs d'Allemagne avec les républiques d'Italie. — Annales de l'empire, par Voltaire, un des livres les plus complets en très

ils savaient pallier avec adresse les intérêts de leur ambition. C'était aussi l'époque où les premiers essais de poésie italienne préparaient la renaissance des lettres et des ails , où les mœurs des Grecs, des Sarasins, des Normands et des Provençaux avaient créé dans la péninsule un peuple entièrement neuf, où les guerres sanglantes de deux factions qui représentaient d'un coté la puissance despotique des empereurs, et de l'autre l'orgueilleuse domination du sacerdoce,

pou de pages ; l'époque qui nous occupe y est traitée avec assez de détruis-— Ginguené, Histoire littéraire cl 'Italie ; on y trouve des morceaux intéressans sur les Guelfes, les Gibelins, Frédéric u ; sur la littérature des troubadours , des Arabes , etc. — Les continuateurs de dom Martin Bouquet, Rerum G allie arum et Franciscarum scriptores . — Charles Duchesnes, Historiée J'rancorum scriptores , 3 vol. in-folio, jusqu'à Robert ; François Duchesnes publia les volumes 4 et 5 qui contiennent les événemens arrivés depuis Robert jusqu'à Philippe iv dit le Bel. — Sacrosancta concilia, Labbei , loin, u, pars I. Cet ouvrage, et surtout la traduction que Lumina a faite de la partie qui concerne l'Histoire de Lyon , nous ont été 1res utiles ; les détails historiques qui s'y trouvent sont tirés de Joannes Villanus, lib. 5. hist. cap. 18 , et lib. 6, cap. 15; de Vicentius belvacensis , lib. 30 et cap. 1^9, 138, etc.; de Matthœus Paris, Hist. in Henrico ni et chronic. Ce dernier auteur est indispensable pour bien connaître le treizième concile écuménique (qui fut le premier grand concile de Lyon). « L'histoire de Matthieu «< Paris, puisée dans les premières sources , et composée avec soin sur « les monumens publics, serait, dit Baronius, un ouvrage d'or, aureum « sane dixeris commentarium , s'il avait été moins libre à parler, et « s'il ne s'était pas si fort déchaîné contre la cour de Rome, et quelque- •< fois contre les papes mêmes. On voit bien que cet historien qui cir- « constancie dans un si grand détail tout ce qui se passa à Lvon au « sujet de ce treizième concile, avait été instruit par les députés du mo- " nastére de Saint-Alban, où il était religieux. » Coloria, Histoire littéraire de Lyon.

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