‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 19 sur 85 · LETTRE XV · texte numérisé non relu

LETTRE XV

Je ne conçois rien aux lenteurs du la poste.

Elle me fait sécher d'iuiputi'.'iiie. Tuus les jours j'y vais, tous les jows j'en reviens les mains vides.

Celle fi'iuiliim ;ll.i.i.lue '.Il les riii'.ivi lie. r.e fuit In.'liv:r r,,ur ins , .:s'|>-'i , '"l*lo. Je ! paix pins m';i muser de rien ni me fixer à rien. Je ne reste pas un mnraent à In même place; j'aime mieux Être dehors, a la pluie ou au froid , qu'enfermé dans ma petile i-hiiinbrr niée la pensée ip.e tu es peut-être rnjlnile, un fiUJu'c contre mui, nu tristel....

La U.

Enfin, ma bonne mère, voilà uns lettre de toi! Elle tilait depuis nuit jours à la poste militaire, et je m'adressais toujours k la poste allemande. Chienne de poste allemande! On ne m'y reprendra plus. AU! qili! j'avais besoin de recevoir de tes nouvelles I

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Quand on se trouve pour la première fois de sa vie on pays étranger, isolé de tout ce qu'on toiiualssait , éloigne de tout ce qu'on aime, on a îles moments (l'effioi. J'ai beau me roidir devant les événements et vouloir me jouer rt'oax, il est des heures où noire si']i:i'LiLio:i ir.'.imslile et oii li- ii'urL.y iri: rciaiiipie. Mais je lutte, et je retrouve mes fortes en songeant au moment qui nous réunira. Je ne veux plus être

j-e/. de : prr.r te raclur i.if, peine. Il est vrai n'\ av;-i'. p fi s iïioviti h 1 i = -'l'Ium'ilir ni ci i « . it iri du moins j'ai une vie active qui me sauve.

\ i'oL-i-:- de .?i>ii'i( [>;-.urtrlia[iiJC''fui\ ielues noires, j'ai pris un rhume et la (lèvre; mais cela n's duré que deux jours; car, puisque voilà tu lettre, puisque tu te portes bien , puisque tu n'as pas cessé de me bénir et de m' a p ['ruiner n.ilcn': ten chagrin, me voilà guéri. Je me porte a merveille ce soir, ne va pas t'inquiéter au moins; j'ai envie de raturer ce mot de fièvre qui va te faire peur; satire que c'était une très- petite lièvre, un m> rmidon de lièvre. Et quand tu es quelque jours sans recevoir de mes nouvelles, son Lie «"» mi. le r.iivonstaniTs i-.sipni- (lantes qui peuvent retarder une lettre. C'est une folie, un mal affreux que nous nous créons quand nops nous obstinons a recevoir une lettre à tel jour, à telle heure. Si elle n'arrive pas, le moins que nous consentions û non» mettre en tete, c'est la mort des

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