‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 25 sur 85 · LETTRE XVIII · texte numérisé non relu

LETTRE XVIII

Ma foi, ma bonne mère, si j'osais je te gronderais, car je ne reçois pris de. 1rs nouvelles, et je ne saurais m'j habituer. le rciirns encore de fouiller li.ins les L:c\:.celies ûi. aviih::\ , cl. je reviens encore

.vi'ïiiuh'it'V, le rspt.'i'or. Henry * ; j'y <nis . : illc avec

desçc-.du le libni ■.■•i|n . , 'i MiiLiclm ilau:. une ebi : .loupe à voiles, par un vent qui nous euupait In ligure et qui nous menait d'un train admirable. Il nous a donne' un très-bon diner, et j'en avais besoin ; car ce joli vent m'avait donné une faim de soldai. Ce l>ra\e Liniume nous ;'. reçus é blas uu-

1 T.e pfr>. île mon ami dWanre.

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verts, et noua n'avons fait que parler du Bcrry. Le sentiment qu'on appelle amour de la patrie est de deuil sortes. 11 y a l'amour du sol, qu'on ressent bien rite des qu'on a rais le pied sur la terre étrangère, où rien ne vous satisfait, ni la langue, ai les visages, ni les manières, ni les caractères. Il se î-.u' 1 !.' ,l edu je ne sais nui f/uKur-pruiire i.L.tinaa] :[«'•:•:: trouve tonl pais ivau '.I i k-ur dio soi que chez, les entres. Le si'iitimciLt militaire

lillage nu non, voilà que je m'en sens atteint et qu'une plaisanterie sur mon uniforme ou mon réginv-nt me m élirait ni eiilim 'mit f.is^: I/ltl ull'uq vieux s ; ■ I ■ I t dont oiï ra.lkiait If s:daa eu la laïaiftache.

Et puis, outre cet attachement au sol, et cet esprit de corps , il y a encore l'amour de In patrie , est autre chiisc >'t (jVii ne pcul p i : i- l c se <i< linir. Tu auras beau dire, ma bonne mère, qu'il y n quelque chimère dans tout cela, je sens que j'aime ma patrie comme Tancrcde :

Qu'elle ca soit oigne ou non, je lui donne ma vie)

Nous avons icuti tous ces amours-lft confusément à travers le ï iu du EUin , en trinquant à tout rompre , Henry et moi , au Berry et A la France.

Comment va ton pauvre métayer? Ses e/ilanls partent-ils? l'en llesdiaitres cmitirr.ie-t-il ses rares

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CHAITiKK HlïlTlf-lME.

iUCL'VL-illniss's ? Muntc-t-il ma jument ? Eacle-t-il toujours le violon? Dis à ma bonne que., depuis qu'elle ne s'en mêle plu6, mes chemises ne sont pas

,];m. il n i : ln( i il il laii\ kl h' l'Iiiil li'i'ri Inji.ru- ;l> n: M'])

idée de faire envoyer mon linge pour le raccorai ' i l: port |-oi:r al lu;- et. iTi-nni: 1 i oiilc:-;i:t plu; cher que le linge ne vaut.

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