LETTRE XXI
Cologne, s iiMhui vtl (déifn lire vt\
Je viens d'apprendre une très-bonne nouvelle, ina bonne merc. Mon régiment , qui était en route pour l'Italie, revient à Dust, qui n'est sépare de Cologne que par le Rhin. 11 y est même arrivé peutêtre à l'heure où je l'écris. Il est par conséquent sous
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CHAPITRE HUITIÈME. 71 l'ins[ii'ct : .on fit mon finirai. J'ai :'ail n!imaissiin..'r à la comédie avec un adjudant général nommé Guilirii, t;ui m'a île: îELtul é n i m:m snii'.-.ti avait dessein de me faire, officier. Je lui ni dit qu'il me l'avait fait espérer. Quelques j on rs après, il lui a parlé de moi, et le ^entrai lui a répondu que, dans les commencements, il craignait que je ne Fusse un écenclé, mais qu'il me connaissait mieux et qu'il s' in tri-essai t vinrent à moi; qu'il ne :m: perdrait point de vue et que Son dessein, durant son Inspection, était lie choisir le dépôt le miens monlé en instructeurs et en chevaux et de m'y envoyer, afin de me mettre promptcmejitau fait des manœuvres de la cavalerie. Seulement nous voilà, sur ec dernier fait, un peu
renvoyés au s caleudes grecques
Il s'est donné avant-hier un très-beau bal ; le général y était avec ses aides de camp. Je fus le saluer, et il me fit très-bonne mine. Il me demanda si je savais valser, et je lui en donnai rite la preuve. Je remarquai qu'il me suivait des yeux et qu'il parlait de moi à un de ses aides de camp d'un air de satisfaction. Tu n'aimes pas la guerre, ma bonne mère, et je ne veux pas te dire de mal de l'ancien régime. Mais pourtant J'aimerais miens faire mes preuves sur un champ de bataille que dans un bal.
Tu me demande» si j'ai planté la Caulaincourt. Ce n'est point pour moi un homme à planter là, je t'assure ; car il fait la pluie et le beau temps ches le
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général. Je lui témoigne toujours tout le respect et les attentions auxquelles je suis tenu; mais c'est un être original qui ne peut me plaire infiniment. Un jour il vous fait des avances , le lendemain il vous reçoit sèchement. 11 dit des douceurs à la Detchar- Ira. Il tance ses secrétaires comme des écoliers, et, dans la conversation la plus insignifiante , 11 garde le Wud'un homme qui initia leçon a tout le monde, C'est l'amour du commandement personnifié. Il vous dit qu'il fait chaud ou froid comme il dirait à son domestique de brider son cheval. J'aime infiniment mieux Uurosnel , l'autre aide de camp. Celuilà est vraiment aimable, bon et simple dans ses manières. 11 parle toujours mec franchise et amitié et n'a pas de caprice;. Il fiait aussi au bal d'avanthler, et nous étions placrs pour valser par rang de grade. D'ahord le citoyen de Caulaineourt , ensuite Durosnel , puis mol, de manière que l'adjoint , l'aide de camp et l'ordonnance accomplissaient leur rotation comme des planètes.
Toutes tes réflexions sur le monde a propos de ma situation sont bien vraies, ma bonne mère, je les garderai pour moi, et j'en ferai mon profit. Ta lettre est charmante, et je ne serai pas le premier a te dire que lu écris comme Sévignc, mais tu en sais plus long qu'elle sur les vicissitudes de ce monde.
Il est heureux pour nos nez que nous ne soyons paspartis pour l'inspection , nous les aurions laissés
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l:'i:iik-:|Uîi;r t > ili^iïs f.ii-auHMv.Ls (ic jilaw. Les pauvre; Cni-ti!!i:n^;ies mmrrnt comme des mmx'lies. J'aurais dont niav.ïnKf; grâce à me plaindre découcher dans une chambre sans feu e\ de me réveiller le matin avec des glaçons à la moustache, Le fait est que vofci l'hiver le plus rlgoureu* que j'aie vu , el je n'y pense pas plus que si je n'avais vu de feu
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