CHAPITRE NEUVIÈME. SB l'écurie, et d'aller me c ha u ffer au dn se
cretalre eu attendant l'heure fortuQée . Ccpe[ldant - e «rus lire dans les yccx malins de mous Gaulai u court qu'il s'attendait à me voir accepter avec empressement, et Je ne me souciai pas de n'avoir que le titre (t'ordonnance sans en remplir les fonctions. Sa bienveillance ressemblait trop a un brevet d'inutilité Je pris Tordre, je sautai sur mon cheval, et je partis avec les carabiniers d'ordonnance. Alors Caulaincourt, prenant un air tout a fait charmant , me rappela, et me dit : Nous allons faire une triste eam P a K ne. Les loge*, missent dW.«W affreuse pour U Plupart. Etait-ce une épreuve tentée EU r mm y^*' 00 avait " U "marqué que je m'amourachais de mademoiselle ce qui lut âtait sa frayem- de me voir plaire a mademoiselle P 7 ou bien encore s-t-it le désir de me faire passer au* yeux du ^ikK.I pour uns punie mo n i I Il-c V J, ; „' i;11 saii t . h . a . mais, voyant qu'il tenait à me faire rester, je tins d'autant plus â partir, et je lui dis que je tâcherais s! avo.r un Ingénient propre ou de savoir n,',..,, passer. 11 ajouta alors d'un air paternel : Eh bien, si vous avez lo malheur de tomber sur un logement l-vf i^rcable, allez trouver le qunrtier-m.^.v et ditclai de ma part de vous en donner un meilleur; et que s'il ne le fait pas , je lui h, onille* ■ (-omirent trmuvs-'u la eommksion 0;m,( e a m simple chasseur, pour un offlder qui pourrait
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se HISTOIRE DE MA VIE.
bien rendre la commission nu lieu de l'accepter? Vous Êtes bien bon , dis-je à Caulnincoort; et me voilà parti suc la jument , au plutôt sur l'Ane rouge du hussard rouge, dont j'aurais Été fort vexé, je t'avoue, de uc pn*. me rendre maître, tandis 1411e le citoyen aide de camp me suivait des yeux. Je m'en tirai àinon honneur, ctjefis ces liuit lieues de Cologne à Diiren d'un seul temps de trot avec les carabiniers.
En arrivant, je portai mou ordre au commandant, je Ils loger les six chevaux du gênerai , que les palefreniers avaient amenés derrière nous, puis je lus chercher mon logement. C'était un vrai taudis dont je ne serais pas sorti avec une goutte de sang. Les Insectes de ec pays-ci ne craignent pas le froid. Sans m'inquiéter de rien, je m'en fus trouver le fluartier-maStre, et je lui rapportai les paroles dont j'étais chargé, d'un air très-grave, et avec l'aplomb d'un homme qui sait ce qu'il fait. Il se mit à rire aux éclats. Tous les officiers qui étaient la à travailler eu firent autant, il me salua jusqu'à terre, me prit sous le liras, me conduisit M la muuicipalilé et me fit loger dans une bonne maison. Tu penseras ce que tu voudras de cette petite aventure : moi, j'aime mieux espérer que Caulaincouit l'a fait à boune intention que de m'y lier absoloment. Dans tout les eas, la chose a bien , main-c tu > 0:.. ,
et j'ai été logé chci des £eus qui sont tout confus en Dieu. L'hôtesse est uue veuve de quarante ans
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UHAPLXKE NEUVIÈME. S?
qui vous recommande bu ciel quand tous étonniez , et son frère un monsieur il perruque qui dit son hentditiu avant la soupe. Ces gens-là mangent fort bien , ils ont mie maison bien dose , des poêles bien chauffée, des lits moelleux, et ils vous reçoivent avec autant de grise que s'ils vous avalent invité. J'ai pensé aux dévotes du Paysan parvenu de Marivaux, et j'étais lit , mol chasseur barassé et affamé,
quand on a récite le? grâces. Vive las dévots pour bien vivre '. Le matin j'avais déjeuné a Cologne avec un autre quartier - mai Ire , celui de mou réî'.iuien!. , qui est le meilleur garçon que la terre ait porté. Il «lait arrivé la veille de Siegbuure;, et, en s'éveillunt, il avait envoyé le wagon raeister dans toute la villr pour me c.ben-lie: avaii'. que le jour m'eût fait sortir de mon lit, 11 m'avait lesté pour ce voyage rl'huitri's et de collettes; mais luut cela était loin quand j'arrivai «liez mes dévots. Aussi je fis honneur à leur choucroute et à leur dindon farci de pruneau* it :lc poirps tapu*. Si à Nuhant on meut parlé d'un pareil ragoût, j'aurais fait la grimace, mais à Diircn il m'a snr.tlé arlmiralile et appiïtc par la main des dinkis. Il parf.it que je n'ai guère d'accent, car ils s'obstinaient a me prendre pour un Allemand , et je n'ai pas beaucoup insisté sur ma qualité de Français, tant que la faim m'a fait
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désirer de ne pas perdre tout d'un coup leurs bonnes grâces et leurs bons morceau*, lis n'en furent ag reste pas moins aimables, et ce sout de braves gens. Le général va arriver ce matin. Je n'ai que le temps (te t'cmhrasser après tout ce bavardage , auprès ( hi poêle de mes hôtes bénis. Je me sers de leurs plumes et de leur cachet, où il y a ma foi des armoiries! Trois oiseaux, Dieu me pardonne! Ce sont Jes poulets; (rois dindons farcis peut-cire. La betle devise!