LETTRE XXVII
Je ne te dirai pas, ma bonne mère, comme ie .■iave'.ii'r rie lii fable :
Rendez-moi , s'il .oub j.lalt, mes clinnsons et mon somme Et reprenez ras csnt feus.
Pion, l'arrivée des cent éeos va me rendre mon somme et mes chansoos, qui n'ont pourtant pas beaucoup souffert , Je te le confesse, du vide de ma Bourse. Depuis huit jours, je suis sans un sou, et j'aime encore mieux m'en passer que de demander quelque ehose à mon général. Je n'ai point peur de loi , mais je ne saurais tne résoudre a avoir pour
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61 HISTOIRE DE Ml VIE.
intermédiaire M. de Caulaincnurt. Ce tj(oj<n-U a Fuir si important, si proWjeani,- je désire si peu , et même je redoute tant sa protection , que j'y échappe autant qu'il m'est possible. Tu me demandes de te ti [.:■■] >y:l :yv:;\:t. (j:i-..kuiic i mrt fsl un lmMjne d'environ vingt-cinq ans. Il n un pouce de plus que moi. Il est assez Lien sur ses jaralies , quoiqu'il porte les genuu* un peu en dedans. Il a le visage carré, ie nez gens, les yeus petits. Son air serait nolilc s'il ne le rendait insolent. Soit qu'il marche
singulier. Il parle toujours haut et en relevant encore plus la tète.
Hier soir , nu bal , il me proposa une partie de masque, et nu premier moment je crus qu'il s'agissuit de monter à cheval , tout l'intonation répondait peu au sujet du discours. Il me fallut entendis i plusieurs reprises le mot de masque pour comprendre qu'il s'agissait d'une partie de plaisir. Cette pjrLir di '.iLt nvcir lieu après une comédie allemande que les barons donnait ce soir, et pour laquelle j'ai
pas et b qui je n'eu avais pas fait demander. Ce matin, a l'état-major, d'où je t'écris, Caulaineourt est venu me dire, toujours du mime ton, que la partie n'aurait peut-être pas lieu , parce que la comédie durerait très -longtemps. Ce sera gai !
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