C-IAP-TTl.: DOUZIÈME. 1S
tenees des pMIosoplias «ur la pitié qu'on doit aux vaincus et sur Ici désir que nous aurions qu'en pareil tas ou en fit autant pour nous. Les hommes ne sont pas mauvais au fond, car la corvée était rude, et cependant mes pauv-es camarades se laissèrent persuader. Enfin nous nrrivons et nous mettons ce malheureux en nu lieu où 11 pouvait avoir des se-
tourne avec mes trois chasseurs, plus joyeux tent
Le surlendcmoiti ii.ius fïimi'i h('i\n:\n. où ('lait l'ennemi. Le général Molitor, commandant cette attaque, demanda un homme intelligent dans la compagnie. Je lui fus e ivojé. Il alla le soir reconnaître la position de l'ennemi et je l'accompagnai. Le lendemain nous attaquâmes et nous chassâmes l'ennemi de lu ville, .7e fis pendant l'affaire le servir.!- d'aide (Le cunij) du j^iéral, ce qui m'amusa énormément. Je portai presque tous ses ordres aux différents corps qu'il commandait. L'ennemi, dans
la Linth. Deux jours après, comme H s'avançait en forte sur notre droite, le général Molitor m'envoya à Zuricli porler au général Masséna une lettre dans laquelle 11 lui demandait probablement des forces.
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IB.i HISTOIRE DE Mk VIE.
Je voyageais par la correspondant 1 p. Il y n vingt grandes lieues de Glaris a Zurich, Je les lis en neuf heures. Le lendemain , je revins par le lue dans une chaloupe. Je descendis à sept lieues de Zurich, à ll( k luTM lr. Di i itie [,l p:-j i !!■!.■ .rr.cn iu- qui- lis
en mettant le pied sur la rive ! M. de In Tour d'AuvriL'iu ! il Mai! avi',- le «l'iiéral Hum Il rr-e reconnaît, me saute au eou , et moi de l'embrasser avec transport. II me présenta au général Humbert comme le petit-fils du liKirtehnl de Saxe. I.e irfm'ral m'invita à souper el me fit coucher dans sa maison ; j'en avais besoin , car J'étais sur les dents. Le lendemain M. de la Tour d'Auvergne, uni se dispose A retourner bientôt à Paris, causa avec moi, nie parla de toi, m'approuva de n'avoir pas trop consulté ta tendresse et la prudeiircdu jjciirinl 1Ij;mIIc-. Il ajouta que rien ne me serait plus facile que d'avoir uu congé de trois décodes cet hiver pour l'aller voir, que le dircelusre élail maître de nommer par an cinquante Limrirnrtqiiî jr pmivais être t:u nombre. Il en parlera à lieurnwivîlle. Il a lui-même du crédit auprès d-.i (hiTc-.ciie, il se i:'.:;ir^- <> :i\c.i\ i-iosir.. Ainsi, ma bonne mère, c'est à ton maudti /a'i-.ji que je devrai lîe ii'.:u%mv l"i-r:i:i:ïis,Sfr '. Je -ni- livre à crue idée, je me luis arrivuuî a Vcjhiint, tuiiikuit dans tes bras. Beurnonville pourrait m'attaeher il son état-major, ce qui me donnerait la liberté de te voltplus souvent. Sous arrangerons tout cela eet hiver,
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CHAPITRE DOUZIÈME. 18& ma bonne mère, les commencements sont dura, mais il faut y passer ; sols sûre que j'ai bien fait.
Nous avons quitté Claris il y a quatre jours pou nous rendre a Constance. Il y a dix-huit lieues de pays qui en talent bien vir^t-emy du lv.inre. ,\ous les avons faites sans nous arrêter, par une pluie battante, arrivant poui bivouaquer dans des prés
mes allés nous rîuo=r.~ de vingt juurs de bivouac dans le village d'uù je t'écris. C'est le seul endroit uu j'en aie en lu possibilité. Le but qu'on s'était proposé est rempli. U. Suisse est évacuée. Nous allons maintenant nous refaire. Fie sois point inquiète de moi, nia bonne mère. Je te donnerai de mis nouvelles le plus souvent possible. Ne sois pas fildiée contre
ps dans des inquiétudes dévorantes. La guerre n'est qu'un jeu, Je ne sais pourquoi lu t'en fais un monstre, c'est très-peu de chose. Je te donne ma parole d'honneur que je me suis fort amusé, à l'attaque de Claris, de voir les Itusses gravir les montagnes. Ils s'en acquittent nv.ii une grande légèreté. Leurs grenadiers sont If.
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coiffé pomme les soldats dans la Caraennc. Leurs cavaliers, parmi lesquels il y a beaucoup de Tartares, ont une culotte a plis comme celle d'Othello, un petit dolman et un bonnet en forma de mortier , je t'en envoie un crormis. Ils étaient six mille dans
plupart n'étaient point ferrés, sont restés sur * chemins. La fatigue tes a presque tous détruits.
,Te remis à /instiiii! uYux lettres (le Loi , du S il du 0 fructidor. Quel plaisir et quel bien elles me font, ma bonne mère ! J'en avais reçu une du ï5 thermidor, elle m'est parvenue il y a six jours, lorsque nous étions bivouaques sur les bords du lac de Wallenstadt. Je l'ai lue assis sur la pointe d'un rocher qui s'avance sur ce beau lac. Il faisait un temps admirable, j'avais devant mui des aspects enchanteurs.
Tant ma patrie, et je tenais une lettre de toi 1 C'est un des moments les plus heureui do ma vie.
Que diable veut dire M. de Chabrillant avec les services que j'ai rendus aus d aryil esses t Je ne les a pas vus depuis plus d'un an. Ou fait des histoires qui n'ont pas le sens commun.
Tu veux connaître le chef de brigade? Il s'appelle Ordener. C'est un Alsacien de quarante ans, grand, sec, fort grave, terrible dans le combat, excellent chef de corps, instruit dans son métier, en histoire, eu géographie. A la première vue, 11 a
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CHAPITRE DOUZIÈME. 1S7 l'air de Hébert chef de. brigands. Sur la recommandation de Beurrn.riviile il m'a très-bien reçu.
J'ai reçu , comme je te l'ai dit , les cent cinquantièmes que lii niVuvr.vjs Tî-.iiinxilie. cl. en partant j'ai tout payé, sauf le vin pour Jeux mois, qui se raontaità trente livres. Je payerai cela à Hardy, qui a soldé pour moi. Tu vois que mes libations nui camarades ne m'ont pas ruiné ; j'ai mieux ai™ partir sans le sou que de laisser des dettes derrière moi. Il est vrai que je n'ai pus fait fortune à la guerre, car depuis quatre mois les troupes lie sont pas soldées. Mais je ne sais où te prier de m'envover de t'arment ; sois tranquille, je saurai bleu m'en passer comme les autres. Envole-moi si tu peux l'adresse du général Harrillc, je ne sais où le
longue lettre. Dieu suit qiain i je retrouverai le :e-nps de t'en irrire uiir- pareille; uir.is sois certaine qi.e [i: n'eu perdrai pas t'oce.i...iim. Ne lois pas inquiète. I; t'embrasse mille fais de toute mon ùme ! Quel plaisir jauni: il le ivvnir ! lis j DeM'iiurt.rr.. qae j'ai r>euîé a lui pendant la canonnade, et a ma bonne qu'elle aurait bien dii venir me border au bivouac
Est-il nécessaire de rappeler la situation de l'Europe, a laquelle se rattache te récit épiswliuue de
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cette I'jiih'uw wii'ijiBjïiir- iln Suissiiî Peu de mois suffiront. INos plénipotentiaires au congrès de Rasliiiît. i: viilrut. i',- lA.'j, cirtiii assassinés. La guerre s'était rallumée. En vingt-cinq jours Masséna. sauva la Fronce fl Zurich, en faisant évacuer la Suisse. Suwarow se relirait avec peine derrière le Rhin hiissiint une partie de «es Russes (V.id lovés eu brisés dans les précipites de l'Util vélie. A Ci'tte même époque, Bonaparte, quittant l'Egypte, venait de dél]i:ri|i:rr en France. Le même Jour uù mou père écrivait la lettre qu'on vient de lire (s.î ïendémittire;, Napoléon se présentait dînant le ilirretoire a. Paris, et déjà les éléments du 18 brumaire commençaient à s'o£ïler sourdement.
J'ai malheureusement bien peu de lettres de ma grand'mère à son fils. En voici une pourtant. Elle tft bien iifte , bien noircie. Elle a fait le reste de la campagne sur ta poitrine du jeune soldat, et il a pu la rapporter an trésor de famille.
Ah! mon enfant, qu'as-tu faitl Tu as disposé de ton sort, de ta vie, de In mienne, sans mou aveu! Tu m'as fait souffrir des tourments inouïs util' un silemii: de si* semaines ; "a pauvre rr.iv '
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