CHAPITRE ÎHEBIÈME
poste autrichien nous a fait uuc très-grande salutation Cil nous disant qu'on allai! venir nous ;herelier. En effet, la barque vint nous prendre, el nous possùt.cs (ic l'aulre. cou!. Il s'a^stait île ftiire ■>.u-'r i ! vu à l'adjudant gciiL'ial Latour, [irMr'.nicr cliei Ira Autrichiens, une lettre et un amphigouri \erbal sur la vente d'un de ses biens, lequel amphigouri -iguil'im: tout outre chose. Ln conftrcnee s'est passée entre un officier (les hussards de Oonitz, l'aide de camp du l'ji.i.Tal lii-.jiol et mi/. . qui faisas Ici f'or.c lions
a causer et à rire du meilleur cœur. L'officier de luiss'ii'ils .nmicliii n nous offrit li hoice. Ou 'rinqoa, on but à lasantédeHuonaparte, du prince Charles, du directoire, et le tout avec de grands feints ;Ic rire. Après nous Être touché cordialement dans les mains, nous nous séparâmes les meilleurs amis du monde.
qui ne laisse pas que d'être incommode ; car en si brillante compagnie, il faut se poudrer , se pommader, se blanchir, etc. Quand tu pourras m'en envoyer, adresse-le au citoyen Brunet, général de brigade à la troisième division. S'il voulait me faire im.ieelml des logis, ce serait un grand pas ! mais surtout 11 iaudra que j'aie un congé. Quel plaisir
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d'aller t' embrasser, ma bonne mère, et te consoler de toutes les peines que mon absence t'a causées I Je me nourris de cette idée avec délites. Je vois mou arrivée, le remue-ménage, ma joie, la tienne, père Deschartres quittant son air grave, ma bonne criant à tue-téte, les chiens aboyant a se fendre la gueule, mon pauvre Tristan me reconnaissant avec peine, les questions Interminables; ce sera sans doute le jour le plus beau de ma vie, depuis celui où je t'ai revue au sortir de ta prison. Comme tu vas m'eiaminer de la tête au* pieds ! Tu trouveras
n'auras plus à le plaindre des vilaines tailles carrées , car nous sommes serres, pinces et écourlés de la belle manière. Arrivé à Nohant, je ne sors plus, je reste enfermé eu tète-à-tête avec toi, pour répondre
détail de mes aventures, et no pus perdre un seul des instants que j'aurai h passer avec toi. Quel bonheur I
Adieu, ma bonne mère, il y a bien longtemps que je n'ai rien reçu de toi, ja vis dons l'attente et l' impatient-, je relis tes anciennes lettres.
Je t'embrasse de bien loin, à travers bien des i;i«ti!.i«m'n (■; «ci [ii i'f ipices , maïs dans quelque temps ce sera, j'espère, de bien près.
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de beaucoup de lecteurs. 11 ne sera donc pas inutile de rappeler que le général Hurobert, qu'on appelait dons l'nriïiée- le beau général , après des campagnes brillantes, tomba dans la disprnec de IVnnoIéon. Eu 94 il s'était distingué dans la Vendée ; en 98 il avait commandé notre expédition en Irlande et y niait battu les Anglais ; en 1S02 il avait chassé les noirs de l'or t- au -Prince ; en 1614 il alla ce Joindre aux insurgés de Buenos Ayres. — Quant au gcneral l'.i'iii.rL, ii ;ui , n-oi h i !if'iid>.'r siipmcur Lri^-ii iugué. Son père, général de la république, avait péri sur l'échafaud en 3î. Colonel et général en 'J4 , le jeune Itrunctfit, en 1801 , partie de l'expédition de Saint-Domingue, et, en IBrtî, s'empara de Toniso in t-ï.ou vertu re.
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LETTRE XU'III
A] * lt.il tell , :: lïhnsi/e VJU >>' fml'Vf I7:m'
Depuis quatre heures, mu bonne mëre, je ne suis |.lns r.Vfil le. filtrai ilri.ni't, et vuici [K.uciJ.l.ji. Le
chef lie brigade lui a mandé de me renvoyer*, ma compagnie, porce qu'il allait m'y faire maréchal des logis. Malgré mu répugnance à m éloigner de m général , malgré ses nimables regrets, je l'ai quitté ce soir, embrassé par lui , par ses aides de camp et son secrétaire; jusqu'à ses domestiques qui se récriaient sur mon départ, a Comment! nuire brigadier nous quitte? Et qu'est-ce qui iiaus fera donc valser à présent? Lui qui contait de si drdles d'histoires et qui faisait tant rire notre général 1 a Le fait est que j'avais le don de mettre ce bon général eu belle humeur. C'est un fort brave homme, un peu colère, brusquant les étrangers à tort et à travers, mais vraiment paternel pour ccui qui l'entourent, et j'étais trop heureux auprès de lui pour que cela durai. (Juand j'ai pris congé de lui en lui faisant un profond salut, comme j'avais l'habitude d'en wt à Quelle air; le iiéTimil Ih.niile, il ne m'a pas donné le temps d'achever ma révé-
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