‹ Histoire de Madame Barat (volume 2)Chapitre 9 sur 223 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

grandes choses parce qu'ils ont de grands cœurs. Tout ce qu'ils entreprennent, ils en viennent à bout, car plus la foi est grande , plus elle attire de grâces : chaque pas dans la confiance est un pas vers les biens promis par le Seigneur. Alors l'Epoux divin, voyant ces âmes généreuses, vient à elles, s'unit à elles, et s'apprête à faire éclater en elles ses magnificences ^ »

J'ai dit le but et l'esprit de l'histoire qu'on va lire. Je ne l'eusse pas entreprise s'il ne se fût agi que de mettre en honneur un ordre religieux, si respectable qu'il pût être. Ajoutons que cet ordre lui-même n'eût pas laissé sortir ses premières origines d'une obscurité qui lui était chère, s'il n'avait eu en vue la glorification du nom de Jésus -Christ; et je me souviendrai toujours de quel accent pénétré la supérieure générale de la Société, la révérende mère Gœtz, de précieuse mémoire, me dit en me x^onfiant le travail qu'elle n'a pas eu la consolation de voir terminé : « H faut qu'on sache que dans tout cela nous ne sommes absolument rien; c'est le divin Cœur qui a tout fait. Laissez-nous donc bien petites; il ne faut exalter que le nom de Jésus. »

D'ailleurs peu d'histoires ont eu de plus précieuses ressources à leur disposition. La piété filiale avait commencé de bonne heure à recueillir

1 <i Magna audent, quoniani magni sunt ; cl qu;o audent oLlinent, magna si quidem fides magna merelur. El qualenus in bonis Oomini fiduciic pedem porrexcris, ealenùs possidebis. Isliusmodi niagnis spirilibus magnus occurrel Sponsus, et magnificabil faccre cum cis. « ( S. Bernard. Sermo 32 in Candc.)

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