‹ Histoire de Madame BaratChapitre 105 sur 311 · SON ZÈLE DES AMES A ROME · texte numérisé non relu

SON ZÈLE DES AMES A ROME

bon parti de ma position, pour souffrir et aimer *. » Au milieu de Tété 1842, M'"'' Barat crut l'heure venue de retourner en France : « La supérieure générale à Rome, dans ce moment, perdrait la Société, écrivait-elle dès le commencement de l'année. Maintenant le Père de Ravignan et tous nos amis le conçoivent ainsi. Prions pour que tout s'apaise et se réunisse aux mêmes sentiments, non-seulement pour cet article, mais pour tous les autres , dût-on faire des sacrifices ; ils seront payés au centuple , si nous rétablissons le cor unurn : tout est là -. y> Et comme une des opposantes avait semblé craindre qu'elle ne revînt de Rome armée d'anathèmes pour les écraser, la mère Barat lui écrivit : « Vous vous convaincrez, ma chère fille, que je n'ai ni dans mes mains ni dans mon cœur les foudres du Vatican ^ »

Le cardinal Lambruschini avait émis l'avis de placer le futur Conseil général à Lyon , terrain neutre et intermédiaire entre Paris et Rome. M-''' de Bonald, récemment nommé cardinal du titre de la Trinité-du-Mont, et très- ami du Sacré-Cœur, avait offert son diocèse pour cette assemblée. C'est là, en effet, qu'une lettre circulaire, datée du P'" juin, fixa la réunion pour le 26 juillet. Avant son départ de Rome, la mère générale fut reçue en audience de congé par Grégoire XVI , avec les deux mères Desmarquestetde Limminghe. Le Pape, en bénissant le voyage et le Conseil, dit affectueusement à M"'° Barat qu'il espérait la revoir : « Vous avez eu , je le sais, quelques moments de peine. Mais le Seigneur a

i A M'"' de Limminghe, 2 fév. 1842.

2 A M"" EuL de Bouchaud, It fév.

3 A M""= d'Avenas, 8 mai 18A2.

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