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béni et bénira tout. » Puis faisant sur elle le signe de la croix, il répéta : « Oui, oui, toujours cor unum et anima una! »
Quatre jours après, 21 juin, la mère Barat quitta Rome. Elle s'arrêta un peu à Saint-Elpidio, petite ville delà légation de Ferme, située sur une colline, en vue de l'Adriatique. Là, une communauté d'Ohlales de Marie était autorisée par le gouvernement pontifical à se réunir à sa Société. Elle les adopta dès lors comme ses filles; puis, hâtant son retour par ses deux maisons de Parme et de Chambéry , elle arriva à Lyon le 22 juillet. Les affaires du Sacré-Cœur allaient entrer dans une nouvelle phase.
La mère générale attendait beaucoup du Conseil de Lyon. « Tout ce qui nous connaît a les yeux fixés sur cette assemblée, disait une de ses circulaires; et l'on est convaincu, sans se l'expliquer, que la Société en sortira plus solide et plus belle. De l'amour du Sacré-Co?ur et de l'union entre nous naîtra la soumission ; et toutes ne faisant qu'un, on verra se réaliser ce passage des saints Livres : Israël .se leva comme un seul homme. Alors l'admirable devise que nous portons sur notre cœur sera vraiment gravée dans toutes les puissances de l'âme avec le burin de l'amour de Notre-Seigneur, plus fort que la mort et plus ardent que l'enfer, comme disent encore les Livres saints '. »
L'assemblée fut nombreuse. Outre les as.sislanles, M""" Barol y avait convoqué, celte fois, les provinciales et les vice-provinciales, et, de plus, une professe de chaque jtiovince dr l'Ordre, avec quelques-unes des
I Circulaire, 22 fév. \X't2.