‹ Histoire de Madame BaratChapitre 13 sur 311 · II · texte numérisé non relu

II

fut « de ne pfls négliger son attrait pour l'oraison et la vie intérieure ». — « Joignez Marthe à Marie, et si l'une doit vous dominer, que ce soit la dernière. Nous n'obtiendrons rien que par la prière ^ »

La fondation d'Annonay n'était que le prélude à de nouvelles œuvres. Le 10 novembre, M"'° Barat adressa à la Société 'Une lettre circulaire pour en stimuler le zèle dans ses filles: « Plus que jamais, écrivaitelle, il nous convient de dire avec l'Apôtre : « Re- « nouvelez-vous dans l'esprit de votre vocation , la « charité de Jésus- Christ nou-s presse. » Les temps pressent aussi. Vous connaissez une partie des horreurs qu'enfante chaque jour une impiété jusqu'ici inconnue à la terre , et les monstres que porte notre malheureuse patrie. Opposons à ces ennemis, qui frémissent de notre nom et de notre existence , la prière accompagnée de vertus plus parfaites. Ah ! surtout que le zèle du salut des âmes se réveille dans notre Société. Imitons dans leur ardeur et leur persévérance les suppôts de l'enfer; sauvons ce qu'ils veulent perdre, et que les méchants ne soient pas plus forts en haine que nous le serons en amour. Inspirons à la jeunesse qui nous est confiée, aux pauvres comme aux riches, une foi vive, une extrême horreur du péché, la crainte des jugements de Dieu, l'attachement inviolable à son Église sainte. Gravons fortement dans ces cœurs les vérités terribles de la religion; les tempêtes les attendent, il faut que leur foi soit établie sur le roc. »

Cette lettre était un adieu. Le mémo jour, 10 novembre, M'"" Barat partit pour une grande tournée.

J Homo. 1'^ .lécciiibr.' IK!2.

Page 1