‹ Histoire de Madame BaratChapitre 148 sur 311 · II · texte numérisé non relu

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de fortes épines! Daigne le Cœur de Jésus nous le conserver M »

On sait quelles ingratitudes répondirent aux bienfaits du généreux Pontife, et quel piège cachaient les ovations hypocrites qu'on lui décernait. Dans les derniers mois de 1847, la révolution levait la tête dans le plus grand nombre des États de l'Europe ; au commencement de 1848, elle triomphait partout; et partout, sauf en France , elle frappait le Sacré-Cœur.

En Suisse, la Société perdit sa maison de Montet, si chère à M"'" Barat. Le radicalisme protestant ayant remporté sur l'alliance catholique , appelée le Sunderbund, une honteuse victoire, signala aussitôt son facile triomphe par l'expulsion violente des religieux et des religieuses, en demandant, comme toujours, à la spoliation de lui escompter le prix de ses exploits. « Je ne sais quel pressentiment, disait plus tard M"" Barat, m'a fait désirer que nos sœurs de Montet prissent des mesures de prudence. Elles se dispersèrent à temps, ainsi que leurs élèves. »

Ce fut à la fin d'octobre 1847 que se fit cette dispersion. Plusieurs novices, confiées à la digne mère Trincano, se dirigèrent vers Kientzheim. « Il nous a fallu le courage de la religion, écrit une des novices, pour abandonner cette aimable retraite. Les chants de Sion ne retentiront donc plus dans ce petit enclos qui va retomber à des mains étrangères? Les autels ne verront jtlus de fidèles adoratrices s'entretenir cœur à cœur avec le divin Maîlic. Nous n'entendrons plus retentir sa douce voix loin dos bruits de la terre. Les oratoires semés

1 A M"" (le Liiiuiiinghe. Paris, 10 juin 18i7.

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