lacob. Epist. i
dans laquelle le Père Druilhet, avec son éloquence simple, exposa aux associées la grandeur, le but et la pratique de l'œuvre. On voit quels fruits de salut ce Père en espérait , par ces lignes de lui écrites peu de temps après à ^1""° Barat : « Prions la sainte Vierge de prendre sous sa protection cette œuvre encore naissante. Quel bonheur si, par elle, l'esprit du Sacré-Cœur s'étend dans les familles! Vraiment, je me sens consolé par cette pensée; car enfin, le Cœur de Jésus ne doit-il pas se répandre et être aimé partout^ ? »
Le 25 mars, la Congi'égaiion se constitua tout à fait par la nomination des principales dignitaires. M""" Barat était absente, mais la lettre qu'elle répondit en cette occasion à la secrétaire, M"° Zoé de Varax, montre quel vaste champ elle ouvrait déjà au zèle de ce petit cénacle : « Comme mon cœur se dilate à la pensée du bien qui résultera de cette œuvre ! Je suis bien aise que votre ville ait été choisie pour le berceau de cette heureuse association. L'exemple de Lyon, que j'aimerai à citer, électrisera, j'en suis sûre, tant de jeunes cœurs qui ne demandent, pour aimer et imiter ceux de Jésus et de Marie, que de les connaître davantage-. » Et dans une autre lettre : « Votre mission est suldime, et je ne crains même pas de l'appeler un apostolat, car vous devez être apôtres dans ce monde corrompu. l{amencr pnr vos exemples vos compagnes égarées; encourager les lâches qu'arrête le respect humain; arracher enfin ses proies à l'enfer même, que ne pouvez-vous pas faire, soutenues que vous serez par celle association , portées dans celte barcpie, placées sous la garde de l'I^toile de
1 Ly-n, 21 mais \SM. V«<^îgj§-,^A^
2 Avignon, 2i^ mars If