‹ Histoire de Madame BaratChapitre 175 sur 311 · II · texte numérisé non relu

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mère générale, qui estimait en lui plus encore le grand chrétien que le médecin célèbre. « Je recommande à vos prières l'excellent iM. Récamier, qui est bien mal, écrivait-elle en apprenant l'attaque qui allait l'emporter. C'est une perte profonde pour moi et pour notre maison. Unissez-vous à moi pour obtenir encore quelques années de vie à cet homme de bien, dont tous les instants sont marqués par des actes de bienfaisance et de vertu. » Mais il était trop tard. A peine M""^ Barat avait-elle écrit ces lignes, qu'elle apprit que le docteur venait de succomber, à l'âge de soixanle-dix-sept ans, et elle ajoutait à la fin de sa lettre : « Sa mort a été subite, mais non pas imprévue. C'était un homme vertueux dans toute l'étendue du mot. Nous prions pour lui comme pour un insigne bienfaiteur de la Société'. »

A Paris, M"'^ Barat n'oubliait pas Conflans : les deux maisons n'en faisaient qu'une dans son alfection. La mère Desmarquest en était supérieure; la maîtresse des novices était M'"^ Gœtz, que nous avons laissée au noviciat de Montet, et qui, après avoir été maîtresse à Besançon, avait reçu, aussitôt après ses derniers vœux, prononcés le VJ mars I8'i7, la direction du noviciat de Conllans.

Au premier abord , on pouvait s'étonner de voir la principale espérance de la Société reposer entre les mains d'une personne timide, très-défiante d'ellemême, et comme enveloppée d'un voile qui, de tous ses mérites, ne laissait percer que la modestie; mais, pour peu qu'on la connût, que de trésors on découvrait sous cette réserve craintive. « Dès mes premiers joui^

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