II
la prière, le recueillement, l'humble dépendance; et souvenez-vous que plus vous vous abaisserez, en vous enfonçant dans votre néant, plus seront profondes et solides les bases de l'œuvre que je dois vous confier'. »
Cette oeuvre n'était autre que la fondation d'une maison à Moulins. Moulins était une ville vouée, pour ainsi dire, au sacré Cœur de Jésus, par le souvenir de la mort de M'"" de Ghanlal , et par son empressement à répondre, dès l'origine, aux invitations do la bienheureuse Marguerite-^Iarie. Entre la ville et Iseure, oîi s'élève le magnifique collège des Jésuites, M^ de Dreux-Brézé proposait aux religieuses un terrain considérable, où le Sacré-Cœur pourrait se déployer au large. M"'° Barat , touchée des généreuses instances d'un prélat si dévoué au Cœur de Jésus et à sa Société, n'attendait que le retour des religieuses du Mans pour accéder à ses vœux. Un jour, la mère de Lemps, étant à la maison mère, voit entrer chez elle une sœur coadjulrice qui dépose sur sa table une statue de la sainte Vierge, avec ces paroles : « Notre révérende mère vous envoie celle qu'elle appelle la F'ondatrice de Moulins : elle vous prie de vous préparer au départ pour cette ville. » C'était aux pieds de celte statue que M""' Uarat venait de décider la nouvelle fondation.
Le lieu désigné pour l'établissement portait le nom de Belle-Croix. Au commencement du printemps i8o3, la supérieure gén('rale y envoya la mère llenrielle Coppens , afin de surveiller les premières constructions. « Ct'lio fondation, écrivait -elle , marciiera
I C.U.'i' (lo siiiivi'iiii ilaiis lo8 noli's sur l.i riuidalioii di; Moulin-.