‹ Histoire de Madame BaratChapitre 207 sur 311 · SA VISITE A LA FERRANDIÈRE · texte numérisé non relu

SA VISITE A LA FERRANDIÈRE

chambre ; mais son humilité refusa celte faveur : « Puisje souffrir qu'on laisse là Notre-Seigneur pour moi? Encore si d'autres venaient l'y prier! Mais seront-ce mes pauvres prières à moi qui le consoleront ? »

Cependant les mères Granon et de Valancise, les mères Garabis, de Mandon, de Lescure, de Saint- Ferriol et plusieurs professes des maisons du Midi, s'étaient réunies autour de la supérieure. Elle demanda à ses filles de ressusciter en elles la ferveur des commencements de la Société, trop payées par la pensée de procurer cette joie au Cœur de leur Époux. Elle leur rappela enfin que la vocation des religieuses du Sacré-Cœur est d'être adoratrices, réparatrices et victimes : « Disons donc par nos œuvres plus encore que par nos paroles : Si quelqu'un n'aime pas Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu'il soit anathème ! »

Le soir, veille du départ, 19 septembre 1857, elle fit cet adieu à ses religieuses réunies : « Mes chères filles, il serait trop triste de se quitter, si l'on n'avait pas l'espoir de se retrouver. Heureusement notre espérance, et notre certitude, est que nous nous reverrons au ciel... et à jamais M » -

Ce voyage fut le dernier que fit M"'* Barat. Jusqu'à la fin de ses jours, elle ne quittera plus Paris, sa résidence fixe. C'est donc là que désormais nous la considérerons , dans le gouvernjement et la direction spirituelle des âmes. Examinons d'abord sa part d'action dans l'œuvre qu'elle avait récemment transférée aux Feuillantines, et dont elle partageait elle-même les exercices : l'œuvre de la Probation.

1 Notes du journal de la Ferrandière et Lettres annuelles, 1856-1858, page 165.

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