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Pendant vingt-cinq ans encore, M""" de la Grandville vécut dans la solitude de son château de Beaucanips, comme dans un sanctuaire. « Séparez-vous de tout rinutile, lui disait M'^'^'Earat, de tout ce qui ne tend pas à Dieu ni à sa gloire. Personne ne sera étonné que vous cherchiez plus de solitude ; et si vous ne pouvez vous dérober à vos parents , ayez du moins chaque jour des heures destinées à la prière, au repos et aux lectures pieuses, que nul ne puisse interrompre '. r> Elle acheva de se sanctifier en la présence de Dieu. Un prêtre disait d'elle : « Dans le cloître, elle eût été une autre sainte Thérèse. C'est une âme de feu. » Elle se proclamait redevable de son salut à sa mère, ainsi qu'elle continuait de nommer M'"" Bârat; celle-ci de son côté l'appelait « son unique fille, sur laquelle reposaient les seules affections qu'elle eût conservées hors de sa famille religieuse -.» Quelle joie n'avait-elle pas à s'édifier avec elle tant que la comtesse passa ses hivers à Paris! La dernière lettre qu'elle lui adressa est de juin 1860. « Pendant de longues années, lui écrivait-elle, les épanchemenls du cœur de ma chère Caroline ont été une de mes jouissances dans cette vie. Mais il est un temps où tout ce (jui tient au sensible doit èlre sacrifié : l'attachement n'en devient que plus pur et plus fort... Maintenant, chère comtesse, achevez votre mission, aidez- moi de vos prières... Continuons de faire le jietit bien qui nous est demandé, et que notre confiance grandisse dans les contradictions. Des âmes sauvées! quel sujd il.- sécurité à la mort! Elle sera jiour vous, chère comtesse, le j^rix
1 Paris, 12 avril 18:iri cl 17 jaiiv. ISi't.
2 Pans, \\j nov. Is'û.