‹ Histoire de Madame BaratChapitre 28 sur 311 · SON VOYAGE A ROME · texte numérisé non relu

SON VOYAGE A ROME

aimées servantes. Que nous serions coupables, nous surtout qu'il a comblées de bienfaits de tout genre! Car comment ne pas nous rappeler celte préservation presque miraculeuse du terrible fléau qui n'a épargné aucun âge, aucun sexe, aucune condition, et qui, néanmoins, a respecté jusqu'à présent notre petite Société?

« Cependant, il ne faut pas nous le di-simuler, nous ne sommes point à la fin de nos tribulations. Sachons nous y préparer par la prière, les détourner, s'il est possible, par la saint té de notre vie et notre ardent amour pour Jésus- Christ. Nous mériterons ainsi les grâces dont nous avons besoin pour atteindre le double but de notre vocation : notre sanctification et le salut des âmes qui nous sont confiées. »

M™*" Barat quitta Turin au milieu d'octobre 1832, emmenant avec elle la mère de Limminghe. Elle s'arrêta à Lorette pendant quelques heures; « heures trop courtes, disait- elle, car il faudrait des mois pour satisfaire sa piété dans cette petite maison. » Elle put y communier, et le 2o octobre elle arrivait à Rome.

Le premier objet de ce voyage était l'installation d'un noviciat romain. Le Père Rozaven l'appelait ardemment; le Souverain Pontife manifestait le même désir. Déjà même une colonie, venue de Middes et de Turin, sous la direction de M'"" Desmarquest, et bientôt grossie de quelques postulantes, avait provisoirement reçu l'hospilalité à la Trinité -du -Mont. Mais, suivant les conventions, cette maison de la Trinité étant et devant rester établissement français, il avait fallu chercher une autre demeure pour les Romaines. Grâce à la générosité d'une riche veuve. M""' la marquise Andosilla, et à la protection du Souverain Pontife, on fit l'acqui-

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