‹ Histoire de Madame BaratChapitre 29 sur 311 · II · texte numérisé non relu

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siliou du couvent de Saintc-riufine, dans le TransLevère. C'était là que le noviciat devait s'établir définitivement, et l'on n'attendait que la présence de la mère générale à Rome pour l'y installer.

A peine M""' Barat fut- elle rendue dans cette ville, qu'elle y reçut une première preuve, bien particulière, de l'affection distinguée du pape Grégoire XVI. Retenue dans sa chambre de la Trinité-du-Mont par une brûlure au pied , elle contemplait de là , comme elle l'écrit elle-même, « le dôme de Saint-Pierre, dont la vue faisait naître en elle mille pensées, » quand, le 29 octobre , on lui annonça que le pape , prévenu de son arrivée et de son état de souffrance, montait jusque chez elle pour lui apporter sa bénédiction. « Vous dire, écrivait-elle, ce que j'ai éprouvé en voyant entrer ce vénérable pontife dans le petit salon voisin de ma cellule serait impossible. Je n'étais pas maîtresse de mon émotion... Ce fut d'ailleurs une émotion toute douce, car je n'entendis que des paroles de bonté et d'intérêts » Elle essaya de s'agenouiller, le pape la releva et, la faisant asseoir près de lui, il lui parla de sa Société avec une bienveillance extraordinaire : « J'ai grandement à cœur de voir prospérer un institut si utile, si édifiant et si bien gouverné, » lui dit-il en insistant sur ces dernières paroles.

Cette louange était remarquable sur les lèvres de l'ancien cardinal Capellari, qui, dans la commission d'examen des statuts, n'avait conclu (]u'à l'octroi d'un simple Href d'éloge. Mais maintcnani, placé dans une plus liante lumière, (.Jrégoire XVl avait reconnu, dans

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