II
chés de votre vie, répondez- moi en serrant la main de la mère Gœtz. » Une énergique pression de main répondit à cette première interrogation. On kii en fit de semblables sur la réception du saint Viatique, de rExtrôme-Onction, de l'indulgence du Jubilé. A chaque fois le signe était aussi prompt, aussi expressif. 11 n'y avait plus à en douter : si M""' Barat ne parlait plus à la terre, son âme pleinement libre avait tout le sentiment et dès lors tout le mérite du sacrifice suprême qu'elle offrait à Dieu.
On en eut, ce môme jour, une preuve encore plus touchante. Les mères Prévost et Lehon , assistantes générales, mandées par télégrammes, étant arrivées, l'une de Lyon, l'autre de Marseille, le docteur Gouraud dit à la vénérable malade : « Accordez, je vous prie, une bénédiction à votre bonne mère Prévost, qui est si affligée de vous voir dans cet état; levez le doigt en signe que vous nous entendez. » Elle le fit aussitôt. « Profitant de ce moment, rapporte la mère Gœtz, je lui demandai sa bénédiction pour toute la Société. A ce mot, nous la vîmes aussitôt lever la main avec une spontanéité qui nous arracha des larmes. Le docteur Bauchet, son médecin ordinaire, lui demanda à son tour : « J']t vos médecins, ne les bénirez-vous pas aussi? » Elle resta immobile. Une seconde tentative ne réussit pas mieux. Son humilité ne lui permettait pas de se rendre à leur désir. » La mère générale ne se croyait [tas le diuit de donner^ sa bénédiction à d'autres qu'à ses filles.
« La nuit du 2.1 au mercredi "J'i fut des plus mauvaises, continue M'"" Go?lz. Pondant ([u'on récitait les prières des agonisants, les litanies du sacré Cœur,