‹ Histoire de Madame BaratChapitre 289 sur 311 · SA MORT ET SES OBSÈQUES · texte numérisé non relu

SA MORT ET SES OBSÈQUES

Le 29 mai, lundi, le service fut célébré dans la chapelle de la maison mère. Lorsqu'après la sainte messe le cercueil eut franchi la porte de clôture, les plus petites enfants, que M""® Barat avait bénies huit jours auparavant, éclatèrent en sanglots, étendant les bras comme si elles eussent voulu retenir leur sainte mère. Le convoi funèbre se dirigea vers Conflans, où un caveau funéraire, disposé sous la chapelle de Notre-Dame des Douleurs, devait recevoir ses restes, à côté de ceux des mères de Charbonnel, Goppens et de Brou, ses fidèles assistantes. Les orphelines de Conflans et le pensionnat, en uniforme blanc, une partie des élèves de la rue de Varennes, la communauté, une foule d'étrangers, parmi lesquels on remarquait les pauvres assistés par M""^ Barat, lui faisaient une longue escorte. A l'entrée du caveau , l'antienne Ego sum resurrectio et vita fut entonnée, et porta dans les âmes le consolant espoir de la réunion éternelle.

C'est là que la fondatrice repose aujourd'hui, sous un modeste marbre blanc. On y lit, au-dessous des sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, encadrés de lis, celte simple inscription :

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