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bonnel, Desmarquest, Prévost, de Limmingho, Coppens, de Rozeville et d'Olivier, supérieure de Beauvais, complétèrent le nombre de onze. M""' Barat comptait sur l'abnégation et la droiture de chacune , pour tout concilier : « Lorsque l'on ne cherche que les intérêts de Jésus et non pas les siens propres , on s'accorde toujours facilement, disait- elle. Ce sont nos prétentions personnelles qui gâtent tout. Ah! attachons-nous à une profonde humilité , et toutes les difficultés s'aplaniront devant nous ^ » Elle comptait surtout sur le secours d'en haut. C'est pourquoi elle voulut que les conseillères entrassent dans une grande prière. <f Je ne saurais vous dire, témoignait-elle plus tard, avec quelle persévérance toutes s'adonnèrent à la prière et aux vertus religieuses pendant le mois qui précéda ou que dura le Conseil-. » La mère Thérèse, en particulier, était tout ardeur. Séparée de M""^ Barat depuis de longues années, elle s'était flattée de reprendre avec elle les mystiques colloques du cloître des Feuillants et de la Sainte-Montagne. ]Mais le temps n'était plus aux célestes contemplations : c'était l'heure de l'action et du combat.
Le 10 juin, s'ouvrirent les séances du Conseil. Le 12, la mère générale avec les deux mères Desmarquest et Prévost, fut reçue par Grégoire XVI, qui avait exprimé son désir de la voir. Sa Sainteté encouragea leurs futurs travaux, dont il loua le programme, sans rien dire, toutefois, qui piit être pris d'avance pour une approbation.
La première œuvre du Conseil fut de décharger la mère générale, en divisant le gouvernement de la So-
« A M">' Eul. de Rouchaud, :t juin IRT.). î A M"" Eug. de Cramonl, 10 sept. 1831).