‹ Histoire de Madame BaratChapitre 97 sur 311 · II · texte numérisé non relu

II

Rome; elle le pleura après sa mort, elle fit prier pour lui, et ses kttres sont pleines de ses regrets pour cet ami du sacré Cœur de Jésus et de sa Société '.

M""" Barat passa tout l'hiver de 1830, puis le printemps et Tété de 1840 à la Villa- Lante. « Je suis encore Transtevérine, écrivait-elle de là; ce quartier éloigne tout le monde. » Cependant d'augustes hommages, des visites princières venaient parfois l'y chercher; mais, unie à Dieu seul, elle ne songeait pour elle-même qu'à se dépouiller de tout. « Notre bourse est parfois si basse, que la maison de Sainte-Paiffine n'a pas de quoi payer son pain. Je lui donne tout ce que j'ai-. » En même temps, son âme s'illuminait et se fortifiait à l'école de Dieu : « Je remercie Notre -Seigneur de la connaissance qu'il me donne des personnes et des choses. Puissé-je en profiter moi-même pour redoubler de zèle, si Dieu m'en donne la force; pour graver dans les âmes, avec un stylet de fer, l'obéissance, l'oubli de ses propres intérêts, la gloire du sacré Cœur aux dépens de la nôtre ; nous ne ferons rien de solide sans cela ^ » Enfin, elle méditait les jours de l'élernité. « Combien il est nécessaire de lever souvent nos regards vers la céleste patrie! Il faut tâcher, ma fille, d'y entrer aussitôt après notre dernier soupir! » Voilà où habitait alors M""" Barat: les pieds dans la poussière, le cœur dans les épines, mais la tête dans le ciel.

Cependant la supérieure avait envoyé successivement à Paris plusieurs des premières mères pour y faire agréer et pratiquer les Décrets. M""" Galitzin,

I A M"" Eiip. <lc tiramoni , ".» janv. et 27 f-'v. I8'iO. •i A M"" 'ie Gramont , lii août 1830. 1 A M- E. Giraud, 21» d.'c. IK».

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