‹ Histoire de madame du BarryChapitre 107 sur 304 · Mémoires inédits^ p · texte numérisé non relu

Mémoires inédits^ p

3. État des gages de la maison du roi, 1767. — Arcli. nat . G, 34.

que le Roi l’avait écartée jusqu’alors de son appartement et même du château. Où est la vérité ? L’auteur s’en soucie médiocrement. La question n’offre pas par elle-même grand intérêt, disons toutefois et à tout événement où était situé l’appartement de madame de Pompadour. Dans sa description du château de Versailles, Blondel lui consacre tout un article, où la marquise est nommée sans déguisement L

L’appartement de la favorite était situé au rez-dechaussée de l’aile du nord, il donnait sur la terrasse. On y accédait, extérieurement par un perron en forme pentagone de six marches, existant encore aujourd’hui. Cet appartement consistait uniquement en une chambre à coucher, entourée de ses dépendances, cabinets, garde-robe, méridienne, bains, le tout accompagné, suivant le langage de Blondel, de beaucoup de commodités et décoré de goût 1 2.

Malgré ces commodités et cette décoration, dont parle Blondel en 1756, l’appartement de la marquise devait être peu désirable: jamais le soleil n’y pénétrait, l’humidité du parc devait s’y faire sentir plus que partout ailleurs; il était en outre enclavé dans les appartements bas de Mesdames. Aux inconvénients inhérents à cet emplacement venaient se joindre les souvenirs funestes laissés par la mort de madame de Pompadour, qui, cinq ans auparavant, avait rendu le dernier soupir dans cette alcôve. Nous doutons qu’une jeune femme qu’on présente comme superstitieuse, se fût accommodée de ce séjour assombri 3.

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