Edition de
d. C’est probablement une allusion aux infortunes amoureuses que la mythologie attribue à Cybèle. Serait-ce madame de G ramont?
par eux-mêmes : ils le deviennent plus encore par la dédicace que l’auteur adressarà madame du Barry. Cette dédicace, il ne la fit pas imprimer ; la maîtresse n’était pas encore présentée, reconnue officiellement. Il se contenta d’inscrire sur l’exemplaire qu’il lui offrit ', les vers suivants :
Transporté par un songe au haut de l’Empyrée,
J’ai cru voir cette nuit la belle Cythérée,
L’aimable Hébé, le Dieu qu’invoquent les amans,
La tendre Volupté, les Grâces, les Talens,
Qui d’un air satisfait parcouroient mon ouvrage.
Un sourire flatteur m’annonçoit leur suffrage.
J’ai redouté leur fuite à l’instant du réveil,
Mais je les vois encor, ce n’est pas un mensonge.
Un seul de vos regards réalise mon songe.
Et j’étois moins heureux dans les bras du Sommeil.
Ces derniers vers prouvent que Cailhava n’envoya pas, comme on l’a cru à tort, sa pièce à madame du Barry et qu’il la lui remit en personne ; sans cela, on ne comprendrait pas qu’il pût dire :
Mais je les1 2 vois encor, ce n’est pas un mensonge.
Un seul de vos reyards réalise mon songe...
Ce qu’il avait rêvé était devenu un fait tangible, il voyait éveillé ce qui lui était apparu dans son sommeil. Cailhava était donc admis auprès de madame du Barry, ainsi déjà la notoriété des amours du roi était assez grande pour que la flatterie fit fumer l’encens des dédicaces sur les autels de la déité nouvelle,
1. V. Bibliothèque de Versailles , 1 vol. in-8. Paris, Lejay et Duchesne.