Grimm a dit (novembre
« Nous avons trois MM. Delille, connus en littérature. Le premier est un officier de dragons, qui a fait de jolies fables et plusieurs pièces fugitives qui se sont fait remarquer...; l’abbé Delille et le philosophe Delille de Sales. »
4. On lui attribue La vie d’une courtisane sur le trône de France. La Haye, 1770, 1 vol. in-8°.
toit, raconte Hardy, que le duc de Choiseul cherchant à culbuter la comtesse du Barry faisoit l’impossible pour produire en son lieu et place la femme d’un médecin nommé Millin, jeune et jolie, mais cependant moins belle que cette comtesse. » — Dimanche 15 janvier 1769.
Ce n’était là qu’un propos circulant, par la ville et recueilli par le brave libraire, mais voici qui est plus sérieux : un homme, placé à la cour et d’une grande honnêteté, M. de Belleval, prend la parole à son tour : il ne connaît pas, il ne peut pas connaître le registre tenu par Hardy et cependant il confirme la nouvelle en ces termes :
« 10 janvier 1769. — Le duc de Choiseul prend la chose bien à cœur, et l’on va jusqu’à assurer qu’il tâche à introduire (sic) auprès de S. M. une dame Millin, femme d’un médecin, jeune et charmante, et qui est toute à lui (c’està-dire à M. de Choiseul). »
« ... Je l’ai vue, ajoute M. de Belleval, mais, quoique fort jolie, elle l’est encore moins pourtant que la Favorite. Personne ne veut que M. de Choiseul puisse mener cette affaire à bien, car le Roi est trop pris *. »
Ici le narrateur devient témoin oculaire, — Il parle de visu, il a connu cette madame Millin et l’on trouve en effet le nom du mari parmi les médecins de l’époque 1 2. La coïncidence des deux récits est telle qu’ils s’étayent l’un par l’autre et commandent la conviction.