‹ Histoire de madame du BarryChapitre 126 sur 304 · Souvenirs d'un chevau-léger, p · texte numérisé non relu

Souvenirs d'un chevau-léger, p

2. Voy. Y Almanach Royal de 1769 et années antérieures, p. 391. Millin de la Courvault, professeur de matières médicales, rue et près de la place Royale.

M. de Choiseul faisait là un vilain métier. Ces intrigues étaient plus dignes d’un roué comme J. du Barry, que d’un grand ministre d’Etat, le soutien de trois départements. Encore si M. de Choiseul se fût entouré de mystère; mais il ne se cachait pas, son indiscrétion égalait son audace. Horace Walpole, alors ambassadeur en France, écrivait en parlant de lui à la date du 31 janvier 1769 : « His indiscrétion is asthonishing. He bas said at is own table and she has been told so. Madame du Barry est très mal informée. On ne parle jamais, chez moi, des cat... l. » Walpole ne pouvait connaître ces détails que par madame du Deffant, c’est-à-dire par les Choiseul mêmes.

Dans la position donnée, il fallait de deux choses l’une, dire toute la vérité au roi : s’il refusait de l’entendre, donner sa démission et se retirer noblement comme avait fait le maréchal de Muy 2 * * * * * * * 10.

Si M. de Choiseul me voulait ou ne pouvait (peutêtre à cause -de ses dettes) prendre ce parti, s’il restait, mieux valait ne pas dégrader davantage madame du Barry, car la honte retombait sur le ministre qui consentait à subir la favorite.

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