V. ci-dessus, p
Nous lisons dans les souvenirs de M. de Belleval :
« 25 may 1769: — Le Roy est allé souper à Bellevüe avec madame la comtesse du Barry, cela n’a rien d’extraordinaire en soi et je n’en parlerois point si la composition des invités n’avoit point paru significative à beaucoup de gens. On dit à Versailles que madame du Barry s’est plainte au Roy avec beaucoup d’amertume du mépris que les dames de la Cour lui témoignoient ; et que c’est ce qui a été cause que S. M. en a invité huit à ce souper. Cette invitation était un ordre ; il a fallu se soumettre et y aller ; il y avoit beaucoup plus d’hommes et entre autres le prince de Soubise, le duc de Gontaut, et miracle des miracles ? le duc de Choiseul et le comte de Saint-Florentin , on diroit que S. M. prend plaisir à mettre en présence le chien et le chat1. »
Hardy rapporte le même fait dans des termes identiques. Il ajoute seulement que le roi avait entendu le salut dans la chapelle du château de Versailles parce que c’était la Fête-Dieu et qu’il n’arriva qu’entre sept et huit heures du soir le jour qui était la grande fête du Saint-Sacrement.
« Entre sept et huit heure du soir, le Roi arrive au château de Bellevüe (sic) pour y souper, après avoir entendu le Salut dans la chapelle du château de Versailles ; il avoit invité à ce souper un grand nombre de seigneurs et huit dames de la Cour, à ce que l’on disoit pour consoler un peu madame la comtesse du Barri qui dans une colique violente dont elle avait été attaquée lui avoit fait des plaintes amères sur le mépris que les dames de la cour lui témoignoient; on remarqua parmi les seigneurs invités, le prince de Soubise, le duc de Gontaut, le duc de