‹ Histoire de madame du BarryChapitre 142 sur 304 · Souvenirs d’un chevau-léger, p · texte numérisé non relu

Souvenirs d’un chevau-léger, p

Choiseul, ministre, et le comte de Saint-Florentin, ministre1. »

Déjà le supplice commence pour madame duBarry, les dames de la cour lui témoignent du mépris : l’estime ne se commande point surtout en pareille circonstance ; puis les maladresses se succèdent, des invitations par lettre de cachet à un souper galant sont une nouveauté odieuse, et pour couronner le tout, la dévotion est mêlée à l’immoralité, alliage adultère qui révolte même les moins scrupuleux.

L’auteur des Anecdotes a considéré ce souper sous un autre point de vue : il y voit une tentative de réconciliation essayée par le roi entre son ministre et la favorite. Il est certain, disent les bulletins qu’il suit2, que le roi s’efforçait de raccommoder M. de Choiseul avec sa maîtresse... C’est le bruit qui courut et donna au souper de Bellevue les proportions d’un événement politique.

« On a ramassé, disent les bulletins particuliers, avec le plus grand soin les détails du fameux souper de jeudi (25 may 1769) si important par les suites qu’il peut avoir et le thermomètre véritable d’où les courtisans partiront à coup sûr pour mesurer le degré du chaud ou de froid à mettre dans leurs assiduités respectives.

« On raconte que madame la maréchale de Mirepoix et madame de Flavacourt, arrivées les premières, se promenoient dans les jardins de Belle-vüe, lorsque monseigneur le duc de Choiseul est entré avec sa suite ët à formé un groupe opposé à celui-là; que les arrivans tournoient à droite ou à gauche suivant leur inclination et grossis-

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