‹ Histoire de madame du BarryChapitre 149 sur 304 · A MADAME LA COMTESSE DU BARRY · texte numérisé non relu

A MADAME LA COMTESSE DU BARRY

Vous dédier, madame, cet ouvrage c’est présenter l’exception la plus agréable du triste fatalisme, dont il n’atteste que trop les effets; la nature vous prodigua ses dons les plus rares, la destinée la plus heureuse semble présider à votre carrière et l’affabilité, la bienfaisance, bonheur de caractère bien plus essentiel encore, feront sans doute applaudir au concours avantageux des deux premiers ; vous vous livrerez, madame, à tout ce que ces estimables qualités vous inspireront de plus favorable, vous honorerez les arts, les sciences et tout ce qui vous paroîtra digne d une distinction marquée, et vous montrerez, par là, ce discernement et ce mérite réel toujours indépendans des circonstances et bien supérieurs à ces surfaces frivoles sous les qu’elles la fausse grandeur croit trop souvent dérober sa petitesse à nos regards.

Je suis avec respect, madame,

Votre très humble et très obéissant serviteur, Chevalier de la Morlière.

2 parties in-12. Imprimé pour le compte de Pissot, libraire, avec permission tacite. »

« Nota. — Cet ouvrage est dédié 'par l’auteur à madame du Barry. » Voici le texte latin de l’épigraphe :

Non ilia Deo vertisse licet Quæ nexa suis currunt causis.

It cuique ratus, prece non ullâ Mobilis, ordo...

Sén. Œdip.

Page 1